Les chiffres trompent rarement, tellement ils sont têtus. Leader incontesté du classement, seulement victime du SO Avignon cette saison, Lézignan est logiquement le grand favori de la finale de la Coupe Lord Derby, même si Carcassonne fera évidemment tout pour priver son rival d’une septième victoire dans cette épreuve, en dépit d’une liste de blessés (Jonathan Soum, Clément Herrero, Thomas Barrau, Christophe Moly, Alexis Escamilla, autant de cadres, et Yacine Boutouba, Ludovic Renu) ajoutant à son handicap.

Une ASC qui alignera dimanche H. Miloudi – Soubeyras, V. Albert, Li. Albert, Sigismeau – (o) Grésèque, (m) P.-L. Bourrel – Sabri – Baile, B. Escamilla – Sadaoui, Tovena, Jamil (remplaçants : Bemba, Tétart, Agullo, Zava, suppléants : Pomié, Meye), sachant qu’en face toutes les conditions semblent remplies pour lui interdire ses quatorzièmes lauriers depuis sa première finale de Coupe victorieuse, en 1946.

Le souvenir de 2012

Des Canaris qui s’en tiennent à une histoire récente pour se donner du courage, sachant qu’en 2012, ils avaient échoué dans les deux finales, alors que jusque-là leur parcours ressemblait à celui de Lézignan cette année.

Ou qui trouvent pareil espoir dans le fait qu’ils ont perdu à chaque fois de peu, cette saison, face à leurs voisins : 16-14 le 4 décembre 2016 au Moulin, 28-18 le 12 mars à Domec.

La révélation Bouregba

Reste que Lézignan, c’est bon partout, avec Rémy Marginet qui n’a jamais autant brillé que cette saison, deux étrangers niveau Super League, Abraham Papalii et Ben Pomeroy, un ailier reconverti arrière avec un pur bonheur, Damien Cardace, des jambes de feu, celles d’Anthony Carrère, Windy Buche, Valentin Ferret, des avants style déménageurs, à l’instar de « Jaja » Fakir, sans parler de la révélation de la saison, Emir-Walid Bouregba, 23 ans, avenir en Bleu quasi assuré, après être passé par les juniors du Castres Olympique et du TO, et Villeneuve sur Lot en Elite.

Une étoile montante dont Aurélien Cologni dit le plus grand bien, louant « son professionnalisme, sa force de travail, son mental en hausse, ses appuis, ses courses, sa vision du jeu ».

Vincent Albert devenu grand

Alors, oui, Lézignan grandissime favori. Mais, gare ! L’ASC ne manque pas de répondant, avec des anciens soucieux de soigner leur proche, voire très proche sortie, Teddy Sadaoui, Maxime Grésèque, Amar Sabri, un déstabilisateur de défense en la personne de Hakim Miloudi, des flèches nommées Clément Soubeyras et Jordan Sigismeau, un petit vite devenu grand, Vincent Albert, sans parler du métier consommé de Jean-Philippe Baile, Paco Jamil et Romaric Bemba.

De quoi offrir au public du Parc des Sports avignonnais et aux téléspectateurs de France Ô, un spectacle fait à la fois de rudesse, d’imagination, et de vélocité.

Et on verra bien, à la fin, si les chiffres ont raison…

 

 

 

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE