C’est un week-end teinté d’exotisme qui attend les Bleus. Au lendemain de France – Jamaïque, première confrontation de l’histoire entre ces deux nations, ils feront en effet escale trois heures durant à Dubaï, le temps d’un changement d’avion, avant de se poser à Sydney, dimanche au petit matin.

Un week-end, surtout, dont l’importance n’échappe à personne. Car le face à face avec les Reggae Warriors sera le seul « warm-up » avant le grand saut dans la World Cup, le 29 octobre à Canberra, où le Liban offrira à son tour sa part d’exotisme, quand bien même ses représentants sont tous nés sur le sol australien.

Il est vrai que les Jamaïquains dont on parle ici ont eux-mêmes vu le jour en Angleterre, preuve que sous le palmier ornant leur maillot se cache l’arbre de leurs ambitions : montrer à quel point le Championship britannique au sein duquel ils évoluent, est de nature à perturber un adversaire a priori plus huppé qu’eux.

Collectif et attitude

Reste qu’il leur faudra assurément redoubler d’application, pour empêcher la France de s’assurer un succès d’estime, même s’il s’agit pour nos représentants de « d’abord se situer, au plan du collectif et de l’attitude », comme l’indique Mathieu Khedimi, vice-président de la FFR XIII en charge du haut niveau.

« Comme toute autre discipline, nous avons des comptes à rendre au Ministère des Sports, et toute victoire sera la bienvenue », poursuit l’ancien talonneur international de Saint-Estève,  qui se projette d’ailleurs au-delà de ce match amical, et de la Coupe du monde 2017.

Car le XIII de France se frottera en 2018 aux Kiwis néo-zélandais, l’espace de deux test-matchs en l’espace de quatre jours.

Des Bleus qui meubleront leur calendrier international 2019, à deux ans de la Coupe du monde en Grande-Bretagne, par d’autres confrontations d’importance, cette fois peut-être avec l’Australie et les Fidji, ou la Papouasie-Nouvelle Guinée.

Bref, ce XIII de France dont l’inhabituelle jeunesse traduit la volonté fédérale de viser des objectifs autant, si ce n’est plus, à moyen que court terme, a tout à gagner à se montrer déjà sous son meilleur jour, même si les forfaits enregistrés dernièrement suscitent quelques inquiétudes, que souhaite balayer d’une main le DTN Patrice Rodriguez : « C’est évidemment regrettable, mais c’est aussi un mal pour un bien, en ce sens que leurs remplaçants, plus jeunes, sont du coup aspirés vers le haut niveau, et cela ne doit pas perturber des garçons désireux de s’inspirer de ce qu’ont montré leurs prédecesseurs durant 65 minutes, voici un an contre l’Angleterre, en Avignon ».

« Avec, ajoute-t-il, l’objectif de rester dans le même mode, cette fois durant l’intégralité du prochain match contre le Liban ».

Les atouts de Kheirallah

A cet égard, le tour de chauffe devant les Reggae Warriors pourrait permettre d’en savoir plus sur les capacités, au plan international, d’un joueur tel que Mark Kheirallah, « dont les appuis et la vitesse devraient constituer des atouts non négligeables », au sein d’une ligne de trois-quarts souffrant globalement un peu de la comparaison avec « le pack, traditionnel point fort des Bleus ».

Ce qui ne doit en rien occulter, par exemple, les qualités de Fouad Yaha, « dont les réceptions sous les chandelles, dernièrement à Leigh, sont de nature à rassurer », ou encore d’une charnière que Patrice Rodriguez juge « intéressante ».

Avec, pour l’ensemble de la sélection, une avancée « en mode commando » vers le premier match de la Coupe du monde.

Un état d’esprit dont la Jamaïque pourrait, la première, faire les frais.

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2 Commentaires

  1. Tout à fait, il faut faire attention à la Jamaïque il ne faut pas les prendre de haut, ça sera un bon test avant d’affronter le Liban le 1er match du XIII de France en Coupe du Monde .

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