En 2021, Lucas Albert aura 23 ans, soit l’âge aujourd’hui de Théo Fages, avec lequel dimanche il partagera la responsabilité du jeu tricolore. Une première association porteuse de promesse, tant l’un, comme l’autre, regorge de talent.

Un talent qui ne sera pas de trop pour espérer contrarier les plans d’un adversaire anglais pour sa part dirigé, à la charnière, par deux joueurs autrement plus expérimentés.

« Luke Gale est patient, opportuniste, sait se créer des occasions, attaque bien la ligne d’avantage, et excelle au pied », dit Lucas du meneur de jeu de Castleford, 29 ans, et huit saisons de Super League au compteur.

Un demi que Lucas redoute davantage que « Kevin Brown, du niveau en dessous de Gareth Widdop ».

Kevin Brown, déjà 33 ans, a certes fait les beaux jours de Wigan, Huddersfield, Widnes, avant de débarquer cette année à Warrington, mais il doit sa place sur le terrain, dimanche, au choix de Wayne Bennett de lui offrir du temps de jeu en déplaçant Gareth Widdop au poste d’arrière.

Pas forcément une mauvaise affaire pour les Anglais, selon Lucas : « C’est un atout supplémentaire, car ils auront trois meneurs à la baguette ».

« Secoués en Avignon »

On verra si celle-ci est magique ou pas, mais il ne faut pas compter sur un relâchement de l’Angleterre, avant les quarts de finale, « car ils ont été secoués voici un an en Avignon, et se présenteront devant nous plus « chauds » qu’en confiance, malgré leur net succès ramené de Provence ».

Et Lucas, lui, veut accorder tout son crédit à « un groupe bleu ayant montré sa cohésion face à l’Australie ».

Et, dit-il, « de plus en plus uni en dehors du terrain depuis le début de la compétition, ce qui se ressentira dimanche sur le terrain ».

On ne demande qu’à croire ce jeune homme à l’allure désinvolte, un joueur à part en raison de sa classe naturelle, mais en fait très concerné par le rôle à la fois délicat et enthousiasmant que lui a confié Aurélien Cologni, et qui sait pertinemment ce qu’on attend de lui : « Quand on affronte un adversaire plus costaud que soit, il faut s’en remettre à la technique pour tenter de compenser le handicap. J’ai été formé à ce poste de demi d’ouverture, où je pense apporter plus à l’équipe qu’au talonnage, mais je suis également conscient qu’une bonne défense de ma part sera nécessaire, en plus des deux conditions indispensables que j’aurais à remplir : une bonne exécution avec le ballon, un jeu au pied performant ».

« Tous concernés »

Deux choses, trois avec les plaquages, que Lucas sait faire. Et à quarante-huit heures d’un math de tous les dangers mais aussi de tous les espoirs, il ne souhaite pas s’attarder sur la lourde défaite enregistrée contre les Kangourous : « Le score est sévère, mais c’est ainsi avec eux, si on leur laisse un mètre de liberté, la sanction tombe aussitôt, deux essais en cinq minutes, moi ce que je constate, c’est que les Bleus étaient tous concernés, et je les savais d’ailleurs à la hauteur dans les moments difficiles ».

Difficile, à nouveau, ce sera, mais comme Rémy Marginet a été capable de le faire vendredi dernier à Canberra, Albert, un cas à part, a tout pour apporter l’étincelle sur laquelle compte le staff technique tricolore. Celle susceptible de zébrer en bleu le ciel de Perth.

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3 Commentaires

  1. la foi qui déplace les montagnes ! Une polyvalence des joueurs les amenant à se surprendre ainsi qu’à nous surprendre! les ingrédients de la réussite. Banzaï!

  2. depuis qu »il joue en equipe une et quelle qu’elle soit, Lucas n »a jamais joue a son poste d »ouvreur. Dommage

  3. Je veux dire par « dommage » qu’on ne lui a jamais laisse les cles du camion pour lui permettre de jouer comme il le fait si bien avec les equipes de jeunes et cele largement reconnu par les anglais qui le designent homme de match presque a chaque fois. c »est un simple constat.

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