| Les 25 et 26 mai, trois jours après leur affrontement en finale du Championnat, les Lézignanais Damien Cardace, Anthony Deleigne, Valentin Ferret, Paul Ratier, partageront le même objectif, lors du stage des tricolores, que les Catalans Alexandre Doutres, Joan Guasch, Hakim Madani, Thibault Margalet et Hakim Miloudi : battre l'Angleterre le 3 juin (19h) à Palau del Vidre. Jean Alonso, le directeur des équipes de France, évoque le duel de samedi prochain (16h30) à Limoux, entre quelques-uns de ses protégés.Un duel entre verts et blancs et sang et or, enveloppé d'un nuage bleu, puisque neuf joueurs susceptibles d'affronter les juniors anglais, deux semaines plus tard, fouleront la pelouse de l'Aiguille. Neuf joueurs que Jean Alonso a vu grandir, depuis qu'il a pris la suite d'un autre Catalan du comité directeur de la Fédération française, Michel Anrigo, à la barre des Bleuets. "Mon prédécesseur est à l'origine, avec le Président Larrat, de cette initiative consistant à voir toutes les équipes fédérales de jeunes travailler dans le même sens, afin d'offrir au haut niveau une identité de jeu commune. Dans le même temps, des moyens financiers suffisamment importants étaient dégagés en faveur de cette politique, et les résultats ne se sont pas fait attendre." Escaré contre Cardace Longtemps dans l'ombre de l'élite des juniors anglais, ces dernières années, les Français voient aujourd'hui l'écart se rétrécir considérablement, et il n'est peut-être pas loin de disparaitre. "Le premier test Angleterre-France remporté par nos moins de 16 ans, récemment à Bradford, démontre clairement que nous rivalisons avec nos adversaires du même âge", savoure Jean Alonso, conscient, cependant, qu'il existe une autre marche à franchir : "Le passage des jeunes à l'étage au-dessus est plus délicat, principalement au plan physique, d'autant que les Anglais sont rassemblés plus souvent que nous." Mais le travail effectué par les divers responsables des Bleus va incontestablement dans le bon sens, si l'on en croit l'ancien deuxième ligne de Palau et Saint-Paul de Fenouillet, aujourd'hui membre éclairé du Comité Directeur des Dragons et du Cercle Rugby Galilée, qui organisera les 18 et 19 juin 2011 à Font-Romeu, la première Université d'été du rugby à XIII . "De Thierry Dumaine, le coordinateur des différentes équipes de jeunes, à Laurent Dupuy, qui ne compte pas son temps, en passant par Ludovic Beck, Christophe Toustou, les entraîneurs des moins de 18 ans, Ghislain Dubois, qui suit les joueurs via un programme de préparation physique, même lorsqu'il ne sont pas retenus avec les Bleus, l'encadrement est remarquable, celui-ci comprenant en outre un kiné et un médecin." Jean sait, d'ailleurs, que tant à Lézignan qu'à Saint-Estève - XIII Catalan, les joueurs passés par les différentes sélections serviront de moteurs à leurs équipes respectives, le samedi 21 mai. Notamment les plus expérimentés, comme d'un côté Morgan Escaré, junior deuxième année mais plaque tournante de la formation catalane chez les seniors, ou de l'autre Damien Cardace, régulièrement utilisé en équipe fanion du FCL, cette saison, " à la porte des moins de vingt ans d'Ambition Dragons ", appelés à disputer le championnat Academy de Super League, en 2012. Ferret en pleine ascension Parmi les plus jeunes participants de la finale de samedi, Jean Alonso cite volontiers, parmi les éléments clés de chaque équipe, " Anthony Deleigne, un meneur sachant prendre des initiatives, Valentin Ferret, un arrière en pleine ascension, découvert récemment et vite intégré dans le groupe France, doté d'un gabarit à la française, donc pas spécialement impressionnant, mais doué, créatif, rappelant Clint Greenshields et Cyril Stacul, Paul Ratier, un avant de talent, qui en plus a du coeur, s'étant lui aussi aisément fondu dans le groupe tricolore, et dans les rangs sang et or Joan Guasch, audacieux, capable de créer le petit plus, Maxime Da Costa, pilier travailleur mais devant s'affirmer car encore trop introverti. " Bref, ce ne seront pas les individualités marquantes qui feront défaut, le 21 mai à Limoux, où les Catalans aborderont le match avec un léger avantage, car "s'appuyant sur un jeu plus en mouvement, avec davantage de prise de risques, et au collectif façonné par la main de Steve Deakin." Pour autant, Lézignan, bien que défait en finale de la Coupe Luc-Nitard, le 23 avril, face au même adversaire, ne partira pas battu d'avance, Jean Alonso estimant que " si le club s'appuie sur un réservoir plus restreint que celui de son rival, il remplit avec bonheur son rôle de formateur, dans les catégories d'âge en-dessous ", ses juniors disposant de joueurs " réellement compétitifs. " Pour le plus grand bonheur des moins de 18 ans, plusieurs d'entre eux étant invités à passer un test grandeur nature, avant celui du 3 juin. Où les joueurs de Lézignan et de Saint-Estève - XIII Catalan ne seront bien sûrs pas seuls en piste, " Pia et Carpentras, entre autres, possédant eux aussi des joueurs de qualité ", indique Jean. Mais tous les regards sont d'abord braqués sur le rendez-vous de samedi. Lequel bénéficiera d'un piment particulier, " le véritable nom de l'Aiguille étant le stade Morro, qui était l'oncle de Jean-Christophe Vergeynst ", le Président de Saint-Estève - XIII Catalan. |