| Rien, au départ, ne prédisposait Olivier à embrasser une carrière de rugbyman, avec un père, Joël, ayant longtemps écumé les terrains de football de Provence. C'est une rencontre avec Florian Bissière, équipier premier du SO Avignon, et entraîneur adjoint, cette saison, de l'équipe junior, qui a fait basculer le nouveau présélectionné tricolore dans le camp treiziste. Alors cadet première année, Olivier ne tarde pas, d'ailleurs, à retenir l'attention des sélectionneurs : des cadets aux juniors, il représente la France sur la scène internationale, puis affronte Great Britain Community Lions avec les moins de 25 ans tricolores. On est en 2009, il a pour coéquipiers en bleu Thibaut Ancely, Tony Gigot, Florian Quintilla, Mickaël Simon et Mickaël Tribillac, autant de joueurs qu'il a retrouvé dernièrement au Domaine de Falgos, dans les Pyrénées-Orientales, lors d'un rassemblement auquel participait également Maxime Hérold, qui fut lui aussi son compagnon d'armes avec les moins de 25 ans, en 2011 cette fois. Et Olivier, qui aura 24 ans en novembre, 1,82 m et 82 kg, était d'autant moins dépaysé, dans le Haut-Vallespir, qu'il retrouvait là, encore, ceux avec lesquels il avait bataillé face aux Schoolboys australiens en 2006, Vincent Duport, Antoni Maria, Frédéric Vaccari. "Je ne lâche jamais" Une belle génération, dans laquelle puisera Bobby Goulding, prochainement, même si Olivier s'avoue "surpris" de l'invitation transmise par le sélectionneur anglais du XIII de France. "C'est une belle récompense, mais c'est à moi, désormais, de justifier la confiance que l'on m'a accordé", souligne ce joueur réputé pour coller au ballon comme à l'adversaire, et aujourd'hui monté dans l'ascenseur de la notoriété. Mais si les professeurs ouvrent la porte, les élèves doivent entrer par eux-mêmes, et Olivier met en avant son tempérament. "J'ai la gnac, je ne lâche jamais, sur un terrain, c'est probablement ma principale qualité", estime-t-il, conscient par ailleurs d'un emportement parfois coupable : "Je dois mieux canaliser mon énergie, en match." Polyvalent des lignes arrières, à l'aise à l'arrière comme au centre, c'est à ce dernier poste que Renaud Guigue, le nouvel entraîneur avignonnais, aimerait le voir se fixer, cette saison. Un coach qu'il découvre au quotidien, ou presque, mais qu'il avait déjà croisé, ces dernières années : "Florian Chautard, qui a été mon entraîneur ces quatre dernières saisons, est le cousin de Renaud, alors j'avais déjà eu l'occasion de discuter avec lui." C'est sous la coupe de l'ex-arrière international des Dragons Catalans qu'Olivier va tenter, en 2011-2012, de hisser le SOA le plus haut possible dans la hiérarchie. "Brad Kelly et Aaron Wood sont restés, Saïd Tamghart, Grégory Marsal, Younès Khattabi, Darren Nicholls, Tely Pelo, notamment, sont arrivés, alors forcément on se doit d'afficher nos ambitions", explique un joueur qui a cependant un… Lézignanais comme modèle : "Andrew Bentley est un exemple, car il est posé hors du terrain, et acharné dessus." Le 23 octobre prochain, au stade du Moulin, les deux joueurs croiseront le fer, dans ce qui constituera un des chocs du début de saison. Cela pourrait bien faire des étincelles, tant le SOA, à l'image d'Olivier Arnaud, semble résolu à bousculer la hiérarchie… Entre-temps, qui sait si Olivier et Arnaud n'auront pas été réunis sous la même tunique ? |