Sandrine Lloria prépare la facture…

Face à des Anglaises comptant dans leurs rangs neuf joueuses de Bradford, qui dimanche a éliminé Thatto Heath St Helens 22-10, en demi-finale de la Challenge Cup, et qui sont invaincues en Championnat, après cinq rencontres, les Françaises seront privées de Clara Tuffi (entorse des ligaments croisés du genou) et de Cristina Song-Puche (ligament interne du genou, un bon mois d’indisponibilité), blessées en finale du Championnat avec les Déesses du XIII Catalan – St Estève, mais pourront notamment compter sur la deuxième ligne ou pilier Sandrine Lloria, cadre émérite des Bleues depuis la création de celles-ci, voici une dizaine d’années.

C’est qu’à 36 printemps, celle qui a débuté le rugby à XIII à La Réole, voici déjà 18 ans, après avoir longtemps pratiqué athlétisme, volley et handball, et aujourd’hui encore judokate, fait profiter ses coéquipières de sa longue et fructueuse expérience.

Neuf titres avec Pujols

La joueuse de Facture Biganos depuis trois saisons, auparavant bardée de récompenses avec Pujols (neuf titres, entre le championnat de France et la Coupe), qui avait mis la clé sous la porte faute de combattantes, était en effet de la Coupe du monde 2008 dans la région de Brisbane, en Australie, où la France s’était classée 7è sur 8, puis de la suivante à Leeds, en 2013 (4è sur 4), et elle table désormais sur les progrès enregistrés ces deux dernières années par les Bleues, pour mercredi et samedi au Barcarès tordre le cou au pronostic.

« Nous avions fait match nul 14-14 avec l’Angleterre voici deux ans, avant de chuter 32-6 en octobre 2016 face au même adversaire, mais les Anglaises étaient alors en fin de saison alors que nous débutions à peine notre compétition », explique-t-elle comme pour se nourrir de plus d’espoir encore.

« Cette fois, les données sont inversées (ndlr : le « Women’s Merit League » a débuté le 30 avril), et nous sommes prêtes, mentalement et physiquement », souligne celle qui chez les Bleues fait office d’ancienne, aux côtés de la capitaine, Alice Varela, récemment sacrée championne de France avec Toulouse Ovalie.

Chaleur étouffante

Une préparation qui se peaufine depuis ce lundi après-midi au centre UCPA de Saint-Cyprien, par une chaleur étouffante.

« La température aura un rôle à jouer, mais c’était déjà le cas en demi-finale et finale du championnat, alors… »

Sous entendu, les Anglaises devraient souffrir davantage encore des conditions climatiques, mercredi (18h) au Stade de la Mer, la vague de chaleur ayant déferlé ces jours-ci sur le Royaume-Uni étant assurément de moindre ampleur.

Des Anglaises pour autant redoutables, « car elles préparent la Coupe du monde de novembre prochain à Sydney », se méfie à juste titre Sandrine. Laquelle aimerait bien présenter à ses rivales la… facture du dernier test entre les deux nations.

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