Biganos avait montré la voie, ces dernières années.
Crédit Neko Grouch Photography

Les dernières formalités administratives ont été remplies, un premier noyau de sponsors a été trouvé, et les licences envoyées à la fédération pour enregistrement.

C’est un fait désormais acquis, le 6 octobre, une équipe de rugby à XIII féminine portant le nom et les couleurs des Girondins de Bordeaux participera à la première journée de la phase de brassage du championnat de France féminin d’Elite 1.

Responsable d’une agence d’intérim et en même temps maîtresse d’ouvrage dans le bâtiment, Charlotte Campanella est l’architecte de ce projet qui renoue avec un passé récent, puisque des treizistes bordelaises ont été championnes de France en 2014 avec Biganos.

« Beaucoup de joueuses de très bon niveau et ayant déjà un solide palmarès travaillent sur Bordeaux, explique la toute fraîche présidente. Et elles ont envie de pouvoir aussi y jouer au rugby à XIII et d’y transmettre leur expérience dans un club ambitieux situé dans un bassin de vie important et qui mise sur la formation. J’ai donc accepté de prendre la présidence de cette toute nouvelle association. »

Un terrain d’entente a très vite été trouvé et une convention rapidement signée avec la section omnisports des Girondins de Bordeaux qui a accepté avec enthousiasme de mettre à disposition ses installations du domaine de Rocquevielle, à Mérignac.

“Dynamique internationale”

S’il est clairement question « d’être sacrées championnes de France à très court terme», la stratégie est plutôt de faire les «choses par étapes. »

«Il fallait tout d’abord parvenir à engager une équipe en championnat, c’est aujourd’hui chose faite, confirme Charlotte Campanella. On va voir maintenant comment se déroulent nos premiers matches et surtout comment avance notre recherche de partenaires sur la durée. Si on veut faire grandir ce club, promouvoir le XIII sur la ville de Bordeaux, former des jeunes et les encadrer correctement, il faut des moyens.C’est indispensable. »

Prudente, Madame la Présidente préfère donc attendre quelques semaines avant de faire une présentation officielle de son équipe et s’exprimer sur les objectifs élevés dont elle est porteuse.

«Nous n’avons pas l’intention de rester seules au monde, prévient Charlotte Campanella. Nous voulons nous structurer et nous développer pour initier une dynamique internationale autour du XIII féminin, et pourquoi pas créer une équipe professionnelle ou semi professionnelle. »

Relever un tel défi serait, en prime, une très efficace manière d’agir pour l’égalité femmes-hommes dans le sport.