Charles Bouzinac, malgré son jeune âge, faisait un peu office de grand frère, le week-end dernier en Serbie, et ce n’est pas un hasard si Aurélien Cologni avait confié le brassard à un sage tel que lui.

Aussi dynamique sur le terrain qu’il est discret en dehors, le capitaine de ce XIII de France en mode Elite, se sentait visiblement à son aise, au coeur de ce groupe pour lequel le “vivre ensemble” n’est pas qu’un slogan.

Et “Bouzi”, qui avait déjà rencontré la Serbie maillot bleu sur le dos, le 22 mai 2015 à Saint-Estève (victoire68-8), avec à ses côtés Romain Pourret, Valentin Yesa, Joris Bissière, Bastien Escamilla, a apprécié le comportement de ses coéquipiers, face à des Serbes coriaces, à défaut d’être redoutables : “Par excès de précipitation, nous nous sommes rendus coupables de fautes, au plan offensif, sans doute parce que nous nous sommes rapidement aperçus du manque de structure dans la défense adverse”.

Voilà, du moins, pour la première mi-temps.

“Car on a senti du mieux au début de la deuxième, même si c’était moins bien sur la fin de la rencontre”, poursuit Charles, satisfait en outre du compartiment défensif des Bleus.

“Il y avait de l’envie, de l’agressivité, dans ce secteur, et surtout, nous avons défendu ensemble”.

Ensemble, est bien le terme qui convient, concernant cette sélection soudée, sur et hors du terrain.

Une sélection jeune et porteuse de promesses, qui sera de nouveau réunie le 19 janvier pour affronter les Dragons Catalans.

“Les joueurs Elite sont récompensés, à travers ce projet sur l’avenir, et les jeunes français méritent la considération qu’en haut lieu on leur porte”, conclut Charles Bouzinac, lequel a pris soin de constamment servir d’exemple, via une prestation aboutie de sa part.

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