Suite aux différentes déclarations, concernant l’arbitrage, la Fédération a souhaité réagir pour faire part de son incompréhension, surtout à l’heure où l’ensemble du sport français se montre solidaire.

Dans un premier temps, il s’agit de rappeler, qu’en ces temps de crise sanitaire, la Fédération a remboursé les engagements des clubs sur le dernier trimestre de la saison et met tout en œuvre pour pouvoir offrir les frais d’engagement aux clubs,  et cotisations des Ligues et Comités (pour la saison 2020/2021) afin de pallier aux risques de rétractation des partenaires suite à la crise économique.

C’est animé par cet esprit, que la Fédération dans le cadre d’un sondage interne, a interrogé les corps des Officiels pour savoir, s’ils voulaient ou pouvaient s’associer à cette démarche. Là encore et si tel avait été le cas, il revenait à ces deux corps de fixer eux-mêmes le niveau d’aide à apporter. Il est très important de préciser, qu’en cas de soutien accordé, ce dernier serait venu se cumuler aux aides de la Gouvernance afin de pouvoir soutenir de façon MAXIMALE l’ensemble des clubs et écoles de rugby.

Que les Officiels ne soient pas forcément motivés pour abonder dans ce sens peut parfaitement se comprendre au regard des agressions verbales voire même physiques, subies tous les dimanches et pour lesquelles la Fédération avait écrit à l’ensemble des clubs au cours de la saison dernière afin de marquer à la fois son désaccord face à de telles attitudes et son soutien aux corps des Officiels.

Cependant il est sûr qu’en actant un tel geste aussi petit soit-il, cela aurait participé à n’en pas douter, à forcer encore un peu plus le respect face à ces deux corporations.

La Fédération est consciente du manque d’effectif du corps arbitral. Pour remédier à cette situation, grâce au travail réalisé au travers des Conventions d’objectif mises en place avec les Ligues et les Comités, pas moins de 6 écoles d’arbitrage ont vu le jour sur les deux dernières saisons, grâce notamment à l’investissement de RRA (Responsables Régionaux d’Arbitrage) que nous remercions vivement pour leur implication. La reconstruction de ces effectifs est en cours, mais c’est un travail qui demande du temps, donc de la patience.

Nous avons reçu ces mêmes RRA le 28 Février dernier afin de repenser l’organisation de l’arbitrage. Cette réunion très productive a permis à chacun d’apporter des idées constructives afin de dessiner ensemble une organisation plus collégiale qui était jusque-là centrée autour d’une seule personne. La commission d’arbitrage va également être renforcée, par la DTN et la commission de Haut-niveau. A cette nouvelle organisation, s’ajoutent la mise en place du nouveau logiciel des désignations, l’investissement dans des kits de com dernière génération (pour optimiser la relation arbitre central/arbitres de touche), la dotation de tablettes tactiles des délégués pour la dématérialisation des feuilles de matchs.

Tous ces financements ayant pour seul objectif de renforcer les moyens techniques des officiels.

Grâce à la qualité du travail des commissions de discipline indépendantes, les sanctions prises pour protéger le corps arbitral, ont toujours  été  exemplaires. Enfin en cas d’événement gravissime, comme ce fut le cas en 2017 sur la personne de Benjamin Casty, la Fédération a toujours assumé ses responsabilités. Au-delà des nombreux SMS de soutien échangés entre le Président de la Fédération et Benjamin Casty et afin d’apporter son total soutien à ce dernier, la Fédération s’est portée partie civile. Elle a engagé un avocat, en assumant les honoraires afin de poursuivre au pénal le joueur incriminé pour que justice soit rendue à Benjamin Casty, (affaire qui sera définitivement jugée au mois d’octobre prochain).

Au-delà de ces actions bien normales, la reconnaissance de la Fédération vis à vis du corps arbitral ne s’arrête pas là. En effet, depuis notre arrivée à la Gouvernance, nous nous sommes attachés à ce que la qualité de l’arbitrage Français soit reconnue auprès de la IRL (International Rugby League) notamment pour que nos arbitres puissent officier au niveau international. Ainsi, en octobre dernier, lors de la première Coupe du Monde à 9 de l’histoire de notre sport, nous avons eu la fierté de voir Stéphane Vincent représenter l’arbitrage Français en Australie. A noter également que Kévin Delarose avait été retenu pour officier à la Coupe d’Afrique, et Benjamin Casty et Geoffrey Poumes à la Coupe d’Europe 2018 pour officier Ecosse vs Pays de Galles, et en novembre 2019 pour les qualifications à la coupe du monde 2021 : Italie vs Espagne notamment. Enfin, Cyril Vergnes, Alexandre Guedes, Ludovic Bernard et Quentin Boissonnade ont, quant à eux, officié à la touche également en 2018 et 2019.

En conclusion, la Fédération reconnaît qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine comme dans bien d’autres domaines, mais qu’il faut aussi savoir s’armer de patience pour que le travail engagé apporte les résultats escomptés. Pour autant, nous regrettons vivement de telles déclarations alimentant une polémique stérile à l’heure où nous devons nous montrer des plus solidaires face à la crise sans précédent que traverse le monde et notre pays.

Les membres de la Fédération ont conscience du travail réalisé par les Officiels, ainsi que de leur engagement et de leur amour pour le rugby à XIII. De fait, nous préférons nous attacher à l’idée de croire que ces déclarations sont le résultat d’une totale incompréhension.

La Fédération frappée comme toutes les autres fédérations par la crise sanitaire (qui aura à n’en pas douter des conséquences économiques désastreuses en matière de partenariat), œuvre, dans un esprit de solidarité, pour que notre sport puisse traverser au mieux cette période dramatique, avec pour seul but, la volonté de fédérer tous les acteurs du XIII pour faire vivre l’institution, les corps des Officiels, ses Ligues, Comités et Clubs.

Nous espérons que ce courrier apaisera et reconcentrera tous les acteurs sur notre intérêt commun, le Rugby à XIII.