Jérôme Rougé était à Port-Barcarès à l’occasion des finales U14 et U16.

Le blé lève dans nos écoles de rugby, mais plus notre sport disposera de semences et mieux il se portera. Encore faut-il prendre les plus jeunes par la main pour les aider à assouvir leur passion.

“Les éducateurs sont souvent des parents, et ces derniers ne font pas toujours l’effort de se lever tôt le samedi ou le dimanche matin pour accompagner leurs enfants au départ du bus”, regrette Jérôme Rougé, responsable avec Eric Vergniol du Département Jeunes à la FFR XIII.

Un secteur qui rencontre notamment des difficultés dans les catégories minimes et cadets, en partie justement à cause d’un réservoir trop faible en amont.

“En U14, les clubs rencontrent des problèmes du fait qu’au sein d’une équipe se côtoient un nombre conséquent de débutants et des jeunes ayant parfois huit années de pratique derrière eux”, constate celui qui est aussi le président de la section des jeunes du XIII Limouxin.

Eric Vergniol t à Port-Barcarès à l’occasion des finales U14 et U16.

D’où les changements à prévoir la saison prochaine, en fonction des récents retours en provenance des clubs, alors que quelques équipes ayant subi une nette défaite à l’aller n’ont pas pris la peine de se déplacer au retour.

“En raison de ces forfaits, nous envisageons de passer à un match sec en Coupe comme en Championnat, pour les U14 et les U16 à partir des quarts de finale”.

“De même, dans l’espoir d’attirer des jeunes joueurs de XV qui auraient terminé en mars ou avril la saison avec leurs clubs, nous décalerons à la mi-juin la fin de la compétition dans ces deux catégories”.

Mais comme il n’est pas question de fausser le championnat, “les recrues enregistrées après le 1er avril seront limitées à deux par feuille de match”.

Si, effectivement, il y a urgence en matière d’effectif, avec par exemple à peine cent cadets dans l’Aude, tout n’est pas noir pour autant.

Les finales du Championnat et du Challenge ont été de belle qualité, le Sporting Treiziste Toulonnais envisage de créer une équipe en minimes et une autre en cadets, et la formation des éducateurs rencontre un authentique succès, comme le souligne Jérôme Rougé :

“Depuis que Florian Chautard, depuis deux ans, en a la responsabilité, les choses avancent dans le bon sens. Dans l’Aude, notamment, une vingtaine d’éducateurs étaient cette saison en formation. Et tous étaient satisfaits, même si cela exige de leur part des efforts, travail à domicile sur des fascicules, exercices sur internet…”

Et dès la rentrée sportive 2018, au diplôme on intégrera le module médical, premiers secours, qui lui faisait encore défaut.

Une rentrée qui débutera, pour les minimes et cadets, par une compétition de rugby à 9, laquelle devrait prendre fin en décembre, pour laisser la place au traditionnel championnat disputé à 13 joueurs.

En espérant compter, à l’avenir, sur une base élargie dans les catégories d’âge en dessous…