Le Brésil a créé la surprise en étant invité à disputer la Coupe du monde féminine en 2021, plutôt que les Fidji, les Samoa, le Tonga, l’Italie et les USA, “cinq nations qui pourraient disputer un Mondial des pays émergents, parallèlement à la Coupe du monde”, espère Nigel Wood, le directeur exécutif de la Fédération internationale.

Sans doute que l’ample victoire des Brésiliennes aux dépens de l’Argentine (48-0), en novembre dernier à Sao Paulo, a-t-elle pesé dans la balance, au moment du choix.

Une victoire liée en partie à la présence, dans les rangs brésiliens, de six joueuses qui avaient participé en 2016 aux JO de Rio, au sein de l’équipe nationale de rugby à 7.

Et Andrew Charles, ancien entraîneur adjoint des Jillaroos, les Kangourous au féminin, estime que le Brésil possède les moyens d’inquiéter les meilleures, lors du Mondial anglais de 2021, auquel participeront le Canada, Cook Islands, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie Nouvelle-Guinée et l’Australie, déjà présentes au Mondial 2017, plus la France et, donc, le Brésil.

En qualité d’observateur de la RLIF, lors de ce fameux match de Sao Paulo, il a en effet été conquis par la qualité du jeu pratiqué par les “auriverde”.

“Elles seront plus redoutables encore que le Canada, qui avait agréablement surpris lors de la Coupe du monde 2017”, a confié à notre confrère australien Brad Walter ce pionnier du rugby à XIII féminin en Australie.

“Leurs aptitudes athlétiques sont évidentes, et d’ici 2021, les joueuses issues du rugby à 7 auront le temps d’acquérir les réflexes du XIII”, estime ce technicien qui voit dans le Brésil “une source d’inspiration” pour les autres pays du continent sud-américain.

Et il compte se rendre à nouveau au Brésil, d’ici quelques mois, pour dispenser ses conseils à cette équipe en passe, selon lui, de bousculer la hiérarchie le moment venu.