St Estève XIII Catalan – Limoux 30-26

26-26 à la fin du temps règlemenaire

Mi-temps 16-12

Arbitres en binôme MM. Poumès et Casty

5 243 spectateurs

Temps beau et chaud, absence de vent

St Estève XIII Catalan : 6 essais Jouffret (7, 50), Perez (12), J. Nègre (20), B. Vergniol (45), Ambert (84), 3 transformations J. Guasch (7, 12, 46).

Limoux : 5 essais Yesa (30), J. Edwards (33), L. Franco (68), Garrouste (72), Th. Lasvenes (76), 3 transformations Murcia (30, 33, 76).

Cartons jaunes à St Estève-XIII Catalan : Belmas (15), Saloty (33). A Limoux : Luc Franco (83).

ST ESTEVE XIII CATALAN : Jouffret – J. Nègre, Mat. Pala, Ambert, J. Flovie – (o) Lu. Albert, (m) Guasch – Th. Margalet, Meresta-Doucet, Belmas – B. Vergniol, Peez – Goudemand.

Sont entrés en jeu A. Da Costa, Bartès, Saloty, Séguier.

LIMOUX : Th. Lasvenes – L. Franco, Mayans, Garrouste, R. Péault – (o) Torreilles, (m) Murcia – D. Pelo, S. Teixido, Herold – Puso, J. Edwards – Rouch.

Sont entrés Fl. Bousquet, Yesa, Bartuziak, Gonzalez-Trique.

Au terme d’un match de haute volée, entièrement axé sur l’offensive en dépit d’un féroce engagement physique, les Catalans ont dû attendre la prolongation pour justifier leur rang de favoris, avec un essai rageur signé Thomas Ambert, équivalent au Point en Or.

Jusque-là, les deux rivaux s’étaient rendus coup pour coup, et Limoux n’accusait plus que six longueurs de retard à quatre minutes de la fin, quand Mickaël Murcia, Allan Torreilles et Joel Edwards, celui-ci auteur d’une merveille de offload, dégagèrent la voie au profit de Thomas Lasvenes, auteur du plus bel essai de la partie.

On connait la suite…

La passe de Lucas Albert

Mais le début valait également le coup d’oeil. A condition de scruter le ciel, l’énorme “bombe” de Mika Murcia mettant en lumière l’adresse de Mathieu Mayans. Première chaîne de Limoux et déjà un essai, mais derrière son écran vidéo, M. Drizza avait signalé une faute.

Et, du coup, c’était St Estève XIII Catalan qui déflorait la marque : Joan Guasch, Ambert et Joseph Nègre enclenchaient la vitesse grand V, et sur le tenu suivant Louis Jouffret giclait, Guasch ajoutant deux points depuis le bord de la touche.

La première des deux 40/20 de Lucas Albert débouchait sur une chaude alerte du même ouvreur sang et or, et trois minutes plus tard Guasch servait justement Albert, qui d’une passe incroyable trouvait Ugo Perez à sa hauteur. 12-0, puis bientôt 16, car sur un mode très classique, le trio Jouffret – Ambert – Joseph Nègre se jouait de Limoux. Dans le même angle impossible, la transformation de Guasch était cette fois détournée par un montant.

Bien que des maladresses nuisaient à leur rendement, les Limouxins ne dormaient surtout pas : rasant de Murcia, pas d’essai de pénalité validé par la vidéo, mais coup-franc permettant à Valentin Yesa de bousculer la défense catalane. Une chandelle de Murcia était aussi couronnée de succès, Joel Edwards n’ayant pas laissé filer l’occasion, et à 16-12 en face on ne claironnait pas, sentant passer le vent du boulet quand sur service de Murcia Allan Torreilles passait au pied le ballon à Luc Franco. Lequel commettait un en avant dans l’en but adverse.

Peut-être le premier tournant du match, car dès la reprise, si Paul Séguier, en pivotant, n’avait fait que friser l’essai, Alrix Da Costa, guère plus tard, allongeait la passe pour Guasch, Benjamin Vergniol faisant apprécier son sens de la percussion. 22-12, cela sentait bon, à la 50è carrément cela embaumait, avec les passeurs Guasch et Albert en faveur de super Jouffret (26-12), même si un montant refusait encore la transformation en biais.

Et on n’aurait sans doute pas parlé de prolongation, si d’aventure après sa deuxième 40/20, Albert, d’une double feinte de grand art, n’avait pas trouvé d’accord avec l’arbitrage vidéo.

La libération d’Edwards

Il restait en effet 25 minutes à jouer, et elles seraient limouxines. D’une passe sautée, Sylvain Teixido expédiait Franco en dame. Torreilles, génial, amusait deux défenseurs pour délivrer en sprintant un ballon gagnant à Quentin Garrouste. Face aux perches, la transformation se refusait à Murcia, toujours une histoire de poteau, puis Thomas Lasvenes créait en vain le danger, Edwards, échappé, prolongeait sur Arthur Gonzalez-Trique, qui tergiversait après avoir fait semble-t-il le plus dur, mais Murcia et Torreilles prenaient les choses en main au profit d’Edwards, qui d’une libération extra-terrestre envoyait Lasvenes égaliser, car presque en coin la transformation était réussie.

Le temps pour Lasvenes et Murcia de rater chacun un drop, et on rentrait aux vestiaires, pour en ressortir avec cinq minutes de folie : Jouffret, Mathias Pala, mettaient Jordan Flovie sur orbite pour un échec sur la ligne d’en but, Paul Séguier ne trouvait pas davantage la clé, mais Ambert, si, juste après une chaîne en or ciselée par Pala, Mendy Saloty, Jouffret, à laquelle il avait manqué un carat.

Cruel pour Limoux, qui avait superbement redressé une situation paraissant longtemps compromise, dans les pas du formidable Lasvenes, Daymeric Pelo et Yesa ayant pour leur part secoué le cocotier, mais en face, Guasch, Albert, Jouffret, Vergniol, avaient constamment donné le la.