Les Catalanes avancent en rangs serrés vers la finale.
Crédit Asensio Pastor

Passion et professionnalisme font bon ménage chez la “voix” des Dragons, sur France Bleu Roussillon. Il parle comme il écrit, avec précision, suscitant ainsi le plus vif intérêt de la part des auditeurs, comme des lecteurs de L’Indépendant. Bruno Onteniente, homme multi-cartes du rugby à XIII, est aussi éducateur auprès des premiers pas du XIII Catalan, et manager des Déesses.

Dimanche à Brutus (16h15, entre les finales de Coupe U19 et Elite 1), à peine rentré de Warrington, il sera sur le bord du terrain aux côtés d’Anthony Pineau, l’entraîneur adjoint de Cyril Torrès, avec l’espoir de défier la logique face à des Toulousaines qui, en demi-finale, alignaient 14 actuelles ou ex-internationales, et restent sur sept finales consécutives, donc cinq victorieuses.

Crédit Zebulon nog

Quel est l’atout principal de Saint-Estève XIII Catalan, par rapport à la saison passée ?

Jusqu’à cette année, il existait un fossé entre les leaders et les jeunes. Nous avions échoué en finale voici deux ans contre Toulouse Ovalie (22-8), notamment par manque d’expérience. Et Cyril a réussi cette saison à former un véritable groupe, en faisant le lien entre les cadres et les jeunes, auxquelles il a confié des responsabilités, comme la centre Margaux Canal, Sarah Pastor, 18 ans et demi, Solène Dagues.

Quel genre de coach est Cyril Torrès ?

Quelqu’un de très minutieux. Il planifie les journées à la minute près, il tient cela du rôle de statisticien qu’il occupe chez les Dragons. Il a aussi cette faculté à anticiper ce qui va se passer, en match, et est parvenu à faire progresser individuellement les filles, qu’il n’entraîne pas comme des garçons. Car la morphologie est différente entre les deux sexes, et on ne demande donc pas à une fille d’adresser une passe de trente mètres, ou des changements de direction aussi vifs.

Et Anthony Pineau ?

L’ancien pilier de l’UTC fait remonter à Cyril ce qu’il observe depuis le bord de la pelouse, et assiste le coach les mardi et jeudi, aux entraînements.

Serez-vous au complet, dimanche ?

Oui, en dehors du fait que Margaux Guitard a été récemment opérée des ligaments croisés d’un genou, que Gabrielle Collao est absente depuis deux mois en raison d’une blessure à la cheville, et que Léonie Pélissier est maman depuis peu, et donc pas prête, physiquement.

Qu’apportent à l’ensemble les dernières arrivées ?

Elodie Musch, internationale belge à 7, et Mélanie Bianchini, en provenance également du XV, sont d’excellentes joueuses, tout comme Schaun Chan, fille d’Alex et soeur de Tiaki et Joe, qui n’avait encore jamais joué au rugby jusqu’à cette année, une des bonnes surprises de la saison. Elle est très incertaine, dès lors qu’elle subira vendredi une opération des varices. Enfin, Elisa Akpa et Leila Bessalhi, qui possèdent des licences à XV et à XIII, ont privilégié cette année notre rugby, avec comme objectif la Coupe du monde 2021.

L’absence d’Ophélie Coll s’est-elle faite sentir, en demi-finale ?

Enormément, essentiellement dans les coups de pied de déplacement.

Qui dirige, sur le terrain ?

Nous avons deux capitaines, Fanny Ramos, grande travailleuse, qui peut faire gagner un match si elle joue avec sa tête, et Leila Bessalhi, peut-être la plus douée de toutes, également décisive quand le “cardio” suit.

En demi-finale, Toulouse n’a laissé aucune chance à Lescure.
Crédit Bernard Rieu

Qu’est-ce que Toulouse Ovalie possède de plus que Lyon-Villeurbanne ?

Sa plus grande expérience, avec ses deux titres remportés en 2017 et 2018. Les Zoulouzen sont aussi plus athlétiques, et forment l’équipe la plus complète de la compétition, sur le papier . Et quand le rouleau compresseur se met en marche…

Les trois joueuses clés de Toulouse, vainqueur 28-14 de Lyon, l’an dernier en finale ?

Alice Varela, Cyndia Mansard, et Elodie Moinache, pilier utilisée au centre.

Que doivent donc entreprendre les Déesses pour espérer l’emporter ?

Elles devront se montrer plus agressives que leurs adversaires.  Ce qui leur avait manqué en 2017, en finale, battues 22 à 8, alors que notre équipe était pourtant très compétitive, avec entre autres Cristina Song-Puche, Portia Aspinall, la nièce de Louis Anderson, quoique insuffisamment aguerrie.

Les trois finales à partir de 10 euros seulement (placement libre hors Tribune Bonzoms)

Tribune Bonzoms : 20 euros

Pas de prévente, vente aux guichets le jour du match