Dans un courrier adressé aux clubs, comités et Ligues, la FFR XIII a tenu à réaffirmer toute son indignation, sa solidarité et son soutien aux arbitres et délégués, suite aux déplorables agressions dont certains d’entre eux ont été récemment les victimes.

“C’est avec une profonde indignation que nous avons appris qu’un arbitre et une élue de la FFR XIII ont été agressés physiquement ce dimanche 1er mars 2020 en U19 Nationaux.

Il s’agit de la deuxième agression en l’espace d’une semaine puisqu’un événement similaire s’était déjà produit sur la journée du 22-23 février dernier.

Nous ne pouvons que constater avec consternation une recrudescence de comportements particulièrement violents à l’encontre des officiels depuis le début de la saison.

En effet au triste quotidien des arbitres et délégué(e)s fait d‘insultes, de menaces et d’agressions verbales, viennent maintenant s’ajouter les agressions physiques ; bousculades, coups de pieds, coups d’épaule, et coups de poings, au nombre de 5 depuis le début de la saison soit une moyenne, d’une agression par mois.

Cela est intolérable et doit cesser sans délais !!!

Nous constatons depuis quelques années un décroit sur l’intérêt pour les fonctions d’arbitres ou de délégués, ce dont tout le monde se plaint, mais qui est bien compréhensible au regard du climat nauséabond dans lequel ces officiels doivent évoluer.

Pour lutter contre cette désaffection, la Fédération travaille, grâce notamment aux conventions d’objectifs que nous avons mis en place avec les Ligues et Comités, afin de développer et de relancer l’arbitrage.

A date 6 écoles d’arbitrage ont été créées réunissant pas moins de 46 mineurs et 10 adultes.

Pour exemple, ce dimanche, où l’arbitre central a pris un violent coup de poing au visage, il y avait un jeune arbitre de touche tutoré par Magalie Domart, membre du CODIR de la FFR XIII et Présidente de la commission d’arbitrage (elle aussi agressée ce jour-là) afin de l’aider, le mettre en confiance et participer à lui donner le goût de l’arbitrage.

Comment espérer faire naître de nouvelles vocations face à de tels comportements se déroulant au sein même de notre fédération ?

Comment espérer qu’un jeune ayant assisté à un tel spectacle ait envie de continuer ?

Comment imaginer que ses parents puissent laisser leurs enfants s’engager dans une telle voie ?

Par ce courrier, le Comité Directeur en appelle à la responsabilité de tous et plus particulièrement à celle des Présidents de club.

En effet, s’il peut être parfois difficile de maîtriser le public, il est du devoir des Présidents de sensibiliser et de maitriser le comportement de leurs dirigeants, staff d’équipes et joueurs afin d’interdire de tels agissements.

Les Officiels ne sont que des femmes et des hommes et à ce titre, ils peuvent commettre des erreurs, tous comme les dirigeants, se trompant dans leur recrutement ou dans des choix stratégiques pour leur club, tout comme des entraineurs, commettant des erreurs sur des mauvais choix tactiques ou de composition d’équipe, tout comme les joueurs, manquant un placage décisif ou en tombant un ballon d’essai, Etc. …

La raison doit absolument l’emporter sur la passion, afin que tous ensemble nous puissions œuvrer à éradiquer de tels comportement au sein de notre fédération.

A ce titre, nous espérons la plus grande sévérité face à ces agissements que ce soit par les différentes commissions de discipline mais également par les clubs eux-mêmes, au travers de sanctions et de mesures disciplinaires exemplaires face à ces agissements qui salissent à la fois l’image des clubs concernés mais également le rugby à XIII dans son ensemble.

IMPORTANT : Les représentants de la fédération (membres élus, délégués, arbitres…) sont considérés comme des personnes chargées d’une mission de service public. De fait, les violences exercées contre ces personnes sont des violences aggravées et sont donc des délits passibles d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Que les auteurs peuvent être poursuivis par le Parquet même sans plainte des victimes”.