Daniel Guinguet (le deuxième à gauche, debout) sous le maillot de Duras. (Albi).

Et un, et deux, et trois, et même quatre Guinguet !

Théo, le fin demi d’Albi, a de qui tenir.

De Pierre, son arrière grand-père, de Lucien, son grand-père, de Daniel, son père.

Au début, donc, il y avait Pierre, sur lequel, entre autres, Duras XIII bâtit son équipe.

La première de toutes, en 1945.

Sept ans plus tard, le club devenait champion de France Fédérale après avoir battu St Juéry en quart, les PTT de Marseille en demie, Capendu en finale (13-3), à Villefranche-de-Rouergue. Avec dans ses rangs les frères Soubie, Fernand et Robert, qui plus tard fondèrent le RC Saint-Gaudens.

Un nouveau titre tombait dans l’escarcelle du XIII Duraquois en 1958, avec Lucien Guinguet, à peine âgé de 16 ans, au poste d’arrière.

Ses frères, Jean et Francis, portèrent également le maillot jaune et noir, au milieu des années cinquante.

Puis Duras XIII plongea dans le sommeil, avant de se réveiller en 1971.

Avec, parmi une équipe de jeunes dirigeants, Jean Guinguet, alors que Lucien avait pour sa part poursuivi sa carrière à XV (Eymet, Sainte-Bazeille), et à XIII (Tonneins, La Réole).

Puis, bientôt, les Canaris de Duras bénéficièrent du concours, en qualité d’entraîneur, de Jean-Pierre Clar, l’immense “Jap”.

Duras, c’était aussi une école de rugby, que fréquenta Daniel, le fils de Lucien.

Avant, faute d’équipe cadets, de se diriger vers Sainte-Bazeille l’espace d’une saison, pour rallier ensuite Tonneins, où le père de Théo débuta en équipe première, à seulement 16 ans.

Il y restera jusqu’en 1987, avant de défendre successivement les couleurs de Marseille, Arles-sur-Rhône, Cannes, pour finalement revenir jouer – puis entraîner – à Tonneins.

Là où, à son tour, Théo intégra l’école de rugby, après avoir chaussé ses premiers crampons à Sainte-Bazeille, puis très vite à La Réole…

Les Guinguet ? Une dynastie treiziste.

Théo Guinguet