Crédit Bernard Rieu

TOULOUSE OLYMPIQUE – ST ESTEVE XIII CATALAN 46-36

Mi-temps 18-20

Arbitre Patrice Benausse

TO : 8 essais Chevreton (6, 51, 78), Ribeiro (16), Chatras (21), Fourquet (43), Heyberger (46), Depeyre (57), 7 T Chevreton.

St Estève XIII Catalan : 7 essais Baby (3), Aggery (13, 26), R. Khedimi (30, 53), Jobe (64, 75), 4 T Baby (26, 30) et Munuera (53, 64).

Carton rouge à St Estève XIII Catalan : Baby (42).

TO : Dussert – De Antonio, Fourquet, Delage, Depeyre – (o) Ferreol, (m) Chevreton – Chatras, Ribeiro, Vasseur – Lima, Lievy – Buchoux.

Sont entrés en jeu Heyberger, Sangaré, Jocelyn, Yohan Reynaud.

ST ESTEVE XIII CATALAN : Bouaja Nifosi – A. Cousin, Jobe, Ferrer, Baby – (o) Munuera, (m) Aggery – B. Rougé, Ribas, Delaunay – Llong, Nunez – R. Khedimi.

Sont entrés Laurent, Vailhen, Parès, Huescar.

Beaux joueurs, Bruno Vergès et Patrick Noguera avaient privilégié le groupe s’étant hissé en finale, plutôt que de faire appel à Tiaki Chan et Matthieu Laguerre, laissés libres par Benoît Albert, le coach de l’équipe Elite 1, mais ça n’est pas la raison de la courte défaite de Saint-Estève XIII Catalan. On pense plutôt au carton rouge écopé par Alan Baby, le neveu de l’ancien attaquant international du Stade Toulousain, Benoît.

Car lorsque le plaquage cathédrale asséné sans méchanceté (mais ne dit-on pas, dans l’armée, que le règlement c’est le… règlement ?) à un Toulousain renvoya l’ailier catalan sur la touche, son équipe menait 20-18 et tous les espoirs lui étaient permis.

Or, Baby boum oblige, les Sang et Or prenaient un coup derrière la tête, Pierre Fourquet remettant les siens devant au score, dans la minute suivante, bientôt imité par Guillaume Heyberger.

Sonnés mais pas coulés, les Catalans, jusqu’au bout, luttèrent comme des grands qu’ils ne sont pas encore, avec un essai de Romain Khedimi plongeant au ras d’un tenu, un autre de Maxime Jobe subrepticement décalé par Lucas Aggery (entrecoupé d’une réplique gagnante de la part d’Etienne Depeyre, sautant plus haut que Guillem Munuera pour reprendre au vol son petit lob), un troisième du même petit-fils de Francis Jobe, centre finaliste avec Saint-Estève du championnat de France 1980, cueillant une passe au pied de Guillem Munuera (36-40 à cinq minutes de la fin), mais Pierre Chevreton les coupa net dans leur élan : percée victorieuse sur la fin.

Plus jeunes que les vainqueurs, ils avaient fait le… job, à l’instar de Maxime, un des plus en vue de cette finale sujette à bien des fautes de main, mais spectaculaire à plus d’un titre, avec Chevreton comme fer de lance, jouant les anguilles dans la défense catalane pour envoyer trois adversaires ad patres (6è), puis vif comme l’éclair pour marquer dans l’axe (51è), avant, donc, de se fendre d’un triplé, comme en demi-finale s’il vous plait !