Finale féminine Elite

TOULOUSE OVALIE – LYON-VILLEURBANNE VAUX-EN-VELIN 28-14

Mi-temps 16-10

Arbitre : Kevin Delarose

Toulouse : 6 essais Moanache (10, 64), Goubairate (18, 27), Galibert (41), Akbari (57), 2 T Vayssière (10) et Moanache (27).

Lyon : 3 essais Bouguessa (24), Moussa (39), Mohamdi (61), 1 T Sekmakdji (24).

Loin d’avoir été la finale du siècle, en raison du nombre élevé de fautes de mains, la rencontre a néanmoins été digne d’intérêt, ne serait-ce qu’en raison de la vive résistance des promues, championnes de France de Division Nationale en 2017, et au rendez-vous de  l’Elite un an plus tard.

Des Lyonnaises ayant longtemps perturbé la machine toulousaine, grippée, mais relancée à chaque fois par ses individualités marquantes. Comme Alice Varela et Cynthia Mansard, à la base de l’essai inaugural, inscrit par la surpuissante Elodie Moanache.

Mansard, encore elle, qui sauvait son camp à la 16è minute, juste avant de s’offrir une longue percée.

Lyon, on l’a dit, était dans le match, et Aude Goubairate concluait bientôt un mouvement solidement construit.

Les Zoulouzen rataient ensuite le coche, quand Aurore Cazau Pedarre ne parvenait pas à mener à son terme une action collective partie de très loin (21è), et peu après Fayina Moussa mettait Meissa Bouguessa sur orbite pour le premier essai lyonnais, en force.

Toulouse, déjà championne à trois reprises au moment du coup d’envoi, réagissait par Goubairate, sur sortie de mêlée, et peu avant la pause, Moussa concluait un mouvement adroitement dessiné.

En retard de six longueurs à la reprise, Lyon lâchait un peu plus prise quand Varela envoyait Céline Galibert sous les perches, puis perdait Sophie Nguyen sur blessure à la cheville (49è). Toulouse aurait pu appuyer un peu plus encore où cela fait mal lorsque Galibert franchissait l’en but adverse, mais la passe de Goubairate était sifflée en avant. Qu’à cela ne tienne, Maryam Akbari trouvait à son tour la faille suite à une chaîne de cinq passes, avec Galibert comme ultime relayeuse, puis Amel Mohamdi, surgissant au ras du tenu, ramenait les Lyonnaises à dix points (24-14), le mot de la fin revenant à Moanache, hors d’atteinte sur vingt-cinq mètres.

Bien plus jeunes, et inexpérimentées, avec quelques joueuses venues récemment de la natation et de l’athlétisme, les Lyonnaises, au moins, avaient tout donné, dans ce duel d’une grande correction, à défaut d’avoir été techniquement à la hauteur désirée.