TONGA – AUSTRALIE 16-12

Mi-temps 6-12

25 000 spectateurs à Auckland

Tonga : 3 essais Will Hopoate (20), Michael Jennings (45), Tevita Pangai Junior (55), 2 Kotoni Staggs (20, 55).

Australie : 2 essais Jack Wighton (26), Paul Vaughan (30), 2 T Latrell Mitchell.

AUSTRALIE : Tedesco – Addo-Carr, Mitchell, Wighton, Cotric – (o) Munster, (m) Cherry-Evans – J. Papalii, Cook, Klemmer – Cordner, Frizell – J. Trbojevic.

Sont entrés en jeu Murray, Haas, Vaighan, W. Graham.

TONGA : Hopoate – Fusitu’a, M. Jennings, Hurrell, D. Tupou – (o) Lolohea, (m) Staggs – Fonua-Blake, Havili, Taukeiaho – Murdoch-Masila, Ma’u – Taumalolo.

Sont entrés A. Fifita, Katoa, Pangai Junior, Ofahengaue.

Ce n’est certes plus l’Australie de Slater, Cameron Smith, Cronk et Thurston, mais c’est encore celle de Cordner, Tedesco, Mitchell, Klemmer et Papalii. Aussi l’exploit réalisé ce samedi par le Tonga n’est-il pas à sous-estimer, dans un jardin des délices portant le nom d’Eden Park, devenu paradis sur terre pour les hommes de Kristian Woolf.

C’est ici que l’histoire retiendra que le Tonga tomba l’Australie.

Et la deuxième défaite des Kangourous depuis quatre ans n’a rien d’un hasard. On la doit plutôt à la formidable rage de vaincre de Jason Taumalolo et des siens, parmi lesquels figuraient trois joueurs de Super League, Murdoch-Masila, Hurrell, Lolohea, d’ailleurs parmi les plus en vue à l’Eden Park, même si c’était Hopoate qui mystifiait trois défenseurs australiens, au ras, pour mettre son île du Pacifique devant au score (22è).

Une avance courte mais méritée, vu le travail colossal abattu aux avants-postes par Taumalolo et Murdoch-Masila.

La réplique adverse était prompte, avec le costaud Cotric naviguant en travers pour mieux solliciter Jack Wighton, avec l’aide du leurre Tedesco. Hopoate et Ma’u ne pouvaient que constater les dégâts, tout comme plus tard Pangai Junior, envoyé aux fraises par Vaughan, sur passe courte de Cook.

On jouait depuis une demi-heure, l’Australie menait donc 12-6, mais son trône allait ensuite vaciller, avant d’être piétiné par des Tongiens à la fois athlétiques et audacieux.

La faute de Tedesco

Peu après la reprise, Ma’u et Lolohea faisaient voltiger le ballon jusqu’à Staggs, mais celui-ci était trop court face à Tedesco et Cherry-Evans. Sauf que l’arrière des Kangourous s’était rendu coupable d’un placage haut et que la pénalité, jouée à la main, se transformait en essai, via le trio roi Lolohea, Hopoate, Jennings.

Le Tonga n’accusait plus que deux longueurs de retard, et quand à la 55è Junior Pangai surgissait au ras de Katoa, il n’était plus question de déloger du score le futur vainqueur, même si l’Australie faisait l’impossible pour justifier son rang, de plus en plus fragile, de N.1 mondial.

Poussée à la faute par une défense du genre démonte-pneu, elle se heurtait d’abord à Hurrell, qui sauvait l’armée rouge in-extremis devant Addo-Carr, puis Munster et Tedesco étaient à leur tour à deux doigts de plonger l’Eden Park dans le noir.

Entre-temps, Lolohea, d’un coup de pied rasant pour lui-même, Taukeiaho et Murdoch-Masila, en force, n’avaient pas été loin de mettre l’Australie encore plus à distance, et à l’arrivée, les meilleurs, d’assez loin (58% de possession), avaient gagné.

A l’Australie, désormais, de penser à mieux compléter ses chaînes (69% contre 78%). Même si, il faudra bien s’y faire, ce n’est plus celle de Slater, Cameron Smith, Cronk et Thurston…