Mathieu Cozza et François Dorce-Hantz avaient troqué le maillot bleu pour le rouge, ce qui ne les a pas empêché de faire front.

AUCKLAND – FRANCE 38-26

Mi-temps 12-14

Auckland : 7 essais (10, 20, 49, 54, 56, 65, 74), 5 T.

France : 4 essais Rey (15), Cozza (36), Brochon (61, 69), 4 T et 1 pénalité (39) Brochon.

FRANCE : Brochon – Corentin Rey, Lescouzères, Jobe, Dussert Ourtou – (o) B. Fabre, (m) C. Rougé – Goffin, Zafra, Gorce-Hantz – Brocas, Lima – Dubertrand.

Sont entrés en jeu Pezet, Lacans, Y. Reynaud, Cozza.

Les Bleus en rouge en ont montré de toutes les couleurs aux Noirs en bleu, dans le dernier match de la tournée française, au champêtre Pulman Park d’Auckland.

Un match de haute tenue au plan technique, sans concession dans l’engagement physique, souvent féroce, remporté par une sélection de la région d’Auckland composée en partie de juniors kiwis.

Et si la sélection en question déflorait la marque à la faveur d’une interception de son ailier droit, auteur d’un essai de 80 mètres, les tricolores, adroits, joueurs, combatifs, répliquaient peu après par Corentin Rey, irrésistible sur plus de trente mètres.

Plus tard, une erreur de Hugo Pezet coûtait cher aux Français, qui concédaient une mêlée à dix mètres de leur en but, la troisième chaîne néo-zélandaise étant la bonne, avec le demi-de-mêlée jouant un coup de pied rasant pour lui-même.

Le poison Brochon

Auckland était alors devant (12-6), mais Robin Brochon, véritable poison pour la défense adverse, n’était pas loin de son objectif (24è).

Les avants d’Auckland étaient certes toujours aussi pénétrants, mais César Rougé feintait la passe et frisait à son tour l’essai.

En suivant, Jayson Goffin se montrait tout aussi menaçant, comme en face l’ailier gauche échappant à trois plaqueurs avant de rencontrer l’échec.

Il fallait une embellie de Baptiste Fabre pour voir la France égaliser une deuxième fois, Mathieu Cozza terminant le travail commencé par la trouée de l’Albigeois.

Trois essais en cinq minutes !

Les Coquelets étaient plus que jamais dans la course à la reprise, Brochon étant coincé par la mâchoire bleue à quelques centimètres du but, imité illico par Thomas Lacans, mais, en force, un centre d’Auckland enfonçait la porte d’entrée de la victoire. Laquelle se dessinait plus favorablement encore lorsque un coup de pied rasant du troisième ligne local profitait à un de ses piliers. Puis c’était l’arrière qui transperçait le rideau rouge pour son ailier.

En cinq minutes (52è-56è), les espoirs tricolores s’étaient effondrés (28-14). Mais pas leur capacité de réaction, à l’instar de Brochon, qui d’un coup de génie, au soutien du duo Lacans – Rougé,  mystifiait quatre Néo-Zélandais.

Pénalisés, les Français concédaient ensuite une mêlée meurtrière à dix mètres de leurs poteaux (32-20), Brochon, toujours lui, giclait victorieusement au ras, le mot de la fin étant néo-zélandais, Valentin Zafra, dans les derniers instants de ce duel épique, étant bloqué au moment d’allonger le bras.

Deux victoires sur quatre, le bilan tricolore est honorable, surtout compte tenu de la manière avec laquelle les Bleuets ont fait douter la resplendissante sélection d’Auckland, sans les joueurs importants que sont Hugo Salabio, Thomas Soler, Romain Khedimi, Pierre Fourquet, le but du périple consistant à donner sa chance à chacun.

Une chance que les tricolores, qui ont beaucoup appris au contact des meilleurs, ont globalement su saisir.