Crédit Neville Wright

Devenu dès son arrivée au club du Championship, mi-juillet, un jeune cadre très dynamique de Batley, Louis Jouffret s’est vite rendu indispensable aux Bulldogs. Ces derniers, comme lui, y ont trouvé leur compte, et la saison 2019 pourrait bien être celle de sa totale éclosion. De retour mardi à Perpignan, il s’apprête à faire profiter l’équipe de France de ses nets progrès. En attendant mieux…

Qu’est-ce qui t’a incité à prolonger d’un an ton contrat chez les Bulldogs ?

Quand je suis arrivé, l’équipe était dans une position inconfortable au classement, puis elle s’est rapidement mise à gagner. Et à Batley tout me plait, le coach, le jeu qu’il préconise. Aussi je me suis dit que la situation était idéale, dans ma quête de progression.

La France ne t’a-t-elle pas manqué ?

Je suis habitué à la vie en Angleterre, même si à Batley je vivais seul. C’est mon troisième club dans ce pays, après Warrington et Whitehaven, et je suis là pour évoluer, avec l’espoir, dans l’avenir, de jouer au niveau supérieur.

Le Championship contitue-t-il, justement, un tremplin pour la Super League ?

Des recruteurs étaient présents à chacune de nos rencontres.

Avais-tu une occupation, en dehors du rugby ?

Voici deux ans, j’avais obtenu un BTS, puis j’ai coupé l’espace d’un an, et j’ai désormais repris mes études. Je prépare une licence en Management du Sport.

As-tu eu l’occasion de rencontrer d’autres joueurs français ?

D’anciens coéquipiers de Saint-Estève XIII Catalan, Ilias Bergal et Jordan Dezaria, lorsque nous avons affronté Leigh, Arnaud Bartès et Georgy Gambaro, qui jouaient à Barrow.

Un mot sur ce dernier, qui sera du déplacement à Belgrade ?

Contre nous, il a marqué dès la 4è minute du match. Il avait besoin de temps de jeu, après avoir été handicapé par des blessures, plus tôt dans la saison, et avec cette sélection il a trouvé la récompense de ses efforts.

Louis Jouffret retrouve Paul Séguier et Arthur Romano, en sélection.
Crédit Laurent Selles

A quelle opposition s’attendre, de la part des Serbes ?

Il existe une part d’inconnu, mais je me souviens que lorsque je jouais à Warrington, deux U19 de Serbie y avaient effectué un stage, et ils étaient solides. Je pense qu’un vrai combat nous est promis.

Ne crains-tu pas un excès de confiance de la part des tricolores, dimanche ?

Non, il nous faudra simplement nous focaliser sur notre jeu, sachant qu’à domicile les Serbes seront forcément agressifs.

As-tu échangé avec des internationaux écossais, gallois ou irlandais, durant ton séjour à Batley ?

Notre arrière, Dave Scott, devrait être retenu avec l’Ecosse. J’aime jouer à ses côtés. Il fait du bien à l’équipe, en gagnant à chaque fois beaucoup de mètres, malgré un gabarit modeste, avec une taille de 1,75 m. Et il est rapide.