Quand on est né à Carcassonne, et que, plus jeune, on a supporté assidûment l’ASC, immanquablement le passé vous rattrape. C’est le cas de Guillaume Brisot, installé depuis 1992 en Haute-Savoie. D’abord comme restaurateur à Megève, avant de rapidement bifurquer vers le secteur de la sécurité. Le nouveau secrétaire général de Lyon-Villeurbanne-Rhône XIII, succédant ainsi à l’historique Jean-Pierre Béranger, devenu vice-président lors de la dernière assemblée générale, est le père de Camille, fillette de 7 ans, de Yoan, 12 ans, cadre de société, et parallèlement co-propriétaire de l’Académie Française de Sécurité, un centre de formation situé près de Genève, et nouveau partenaire économique du club, au même titre que la société de nettoyage Dimane Plus, basée à Annecy, désireuse de s’ouvrir sur Lyon, et qui sera le sponsor maillot.

Un dirigeant âgé bientôt de 50 ans, soucieux de donner un nouvel élan au LVR, avec comme perspective l’accession en Elite 1 d’ici trois ans.

Comme Guillaume le Conquérant, réputé au XIè siècle pour ses qualités d’administrateur, il entend faire grandir, sportivement et financièrement, le club qu’il vient de rejoindre.

Pourquoi vous êtes-vous engagé au sein du club ?

Déjà, j’avais répondu l’été dernier à l’appel aux dons lancé par Carcassonne XIII, et quand Jean-Pierre Béranger m’a sollicité pour rejoindre le Conseil d’Administration de Lyon-Villeurbanne, je n’ai pas hésité, dès lors qu’il s’agissait de renforcer les structures d’un club effectuant un travail considérable au niveau des jeunes.

Et qui a besoin de mieux figurer dans la hiérarchie de l’Elite 2…

Effectivement, car si les joueurs avaient les play-off dans les jambes, l’équipe n’a pas atteint son but, s’étant dispersée en fin de saison. Nous avons assisté à la fin d’un cycle, le message ne passant plus entre l’entraîneur, Sébastien Aguerra, et les joueurs. D’où l’arrivée aux commandes de Nabil Bounia, emblématique demi-de-mêlée du club dans les années quatre-vingt dix, un coach qui sera assisté du préparateur physique Grégory Mehallel, alors qu’un autre ancien du club, Foued Boudali, a été nommé directeur sportif.

Un poste qui n’existait pas, jusque-là…

Je tenais absolument à le pourvoir, et Foued assurera le lien entre le terrain et les dirigeants, sachant que de nos jours un club se gère comme une entreprise, si l’on tient à en assurer la pérennité. C’est pourquoi je suis en phase avec le discours du président Marc Palanques et celui de Mathieu Khedimi. A la FFR XIII, une dynamique s’est installée, et les treizistes doivent comprendre que pour réussir il faut être ensemble. Il en va de même ici.

Qu’exigerez-vous en priorité de la part des joueurs ?

De la discipline en match, de l’assiduité aux entraînements. Nous devons retrouver l’ADN du club, autour de l’ossature de la saison passée, dont Sébastien Aguerra, qui malgré ses 39 ans, souhaite se faire plaisir sur les terrains pendant deux ou trois saisons de plus. Nous recruterons en outre quatre ou cinq joueurs, dont un d’Elite 1.

Du nouveau, concernant les dirigeants ?

Jean-Pierre Dellasette reste président, Benoît Petiau, fils de l’ancien président François Petiau, est notre mécène, nous comptons développer la boutique, et créer une Amicale des Supporters avec le concours des parents des élèves de l’école de rugby, dont le dynamisme est impressionnant. Notre premier match à domicile, le 5 octobre contre Pia, coïncidera d’ailleurs avec la fête des écoles de rugby à XIII de Lyon Métropole. La mobilisation générale est d’ores et déjà déclarée.

Le modèle de fidélité qu’est Sébastien Aguerra se consacrera en 2019-2020 exclusivement à sa tâche de joueur.