Sa prestation avec le XIII du Président a été à la hauteur de celles qu’il offre sous le maillot carcassonnais depuis le coup d’envoi de la saison, autrement dit impeccable. Matthieu Khedimi, pourtant encore très jeune (22 ans), s’est vite imposé comme une pièce maîtresse de son nouveau club, et dans la foulée il a déployé un maximum d’entrain, de combativité, et de maîtrise technique et tactique, vendredi dernier face aux Dragons Catalans, avec le XIII du Président.

Quelle satisfaction peut retirer le XIII du Président ?

Nous n’avions eu que deux séances d’entraînement pour préparer ce match, nous déplorions plusieurs forfaits, mais l’équipe présentée était cependant compétitive. Il existe de très bons joueurs en Elite, et je pense que cela s’est vu sur le terrain.

Vous n’avez pas semblé souffrir d’un manque de cohésion…

C’est parce que nous nous affrontons souvent, et nous nous connaissons donc bien. Nous souhaitions aussi faire preuve d’application, de discipline.

Sans parler de l’envie que vous avez affiché…

Oui, nous avons effectué une super entame, mais en fin de première mi-temps nous avons lâché prise, et concédé des essais sur les extérieurs, mais au moins nous nous sommes vidés. C’est ce qu’il fallait faire, car c’était un match “one shot”, et nous voulions écrire notre petite histoire, sachant que nous n’affronterons pas d’autre adversaire de ce type, en 2019.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer, dans ce match ?

Rester à la hauteur, sous la fatigue, sachant qu’à l’exception de Bastien Canet, Valentin Yesa, Thibaud Margalet, Bastien Escamilla, qui ont affronté l’Angleterre en octobre, aucun autre parmi nous n’avait encore disputé un match avec un rythme aussi élevé.

Que penses-tu de la “première” de Benjamin Vergniol au poste de talonneur ?

Je ne suis pas surpris par ce qu’il a apporté. J’apprécie ce gros bosseur, mon ancien coéquipier à Saint-Estève XIII Catalan. Il avait déjà travaillé à l’entraînement comme talonneur, du temps où Jérôme Guisset dirigeait la réserve des Dragons. C’est plus un deuxième ligne, c’était donc nouveau pour lui, mais il ne partait donc cependant pas dans l’inconnu. Et puis il a plus d’expérience que moi. Lors de la préparation, je lui ai juste donné deux ou trois conseils concernant le plan de jeu, les passes au sol, mais il n’y avait aucun souci à se faire, il a une super défense et un bon démarrage.

Comment s’est passée la relation sur le terrain avec les deux joueurs de la charnière ?

Avoir évolué avec l’un dans le passé, avec l’autre cette saison, forcément cela aide. Je savais comment opérait Joan, avec ses courses “froides”, sa manière de faire mine de partir, de se placer, de beaucoup fixer l’adversaire. Jonathan, de son côté, est davantage un talonneur qu’un demi, même s’il a déjà été utilisé parfois dans cet emploi, cette saison, mais cela s’est bien passé pour lui. Joan Guasch a pris le dessus au niveau des annonces de jeu, il a plus orienté celui-ci, c’est normal, c’était le capitaine, mais Jonathan Soum a vraiment fait du bon boulot.

Comment juges-tu le comportement des deux autres Carcassonnais ?

Les deux Bastien ont tenu la baraque, devant. J’au découvert Canet cette saison, un joueur très rude, qui reste toujours tête haute, dans la difficulté. Escamilla est le capitaine à Carcassonne, cela veut tout dire. Comme Bastien, c’est un leader né. C’est un régal de jouer à leurs côtés tous les week-end.

Un autre avant s’est-il mis en évidence ?

C’est l’ensemble qui a répondu présent, même si j’ai trouvé Thibaud Margalet au top.

Un mot, pour finir ?

Ce fut un grand plaisir de disputer ce match, face à une opposition pareille. Je l’attendais avec impatience, et de ce genre de duel, il faut sortir cabossé.