Tout sourit à Hakim Miloudi qui vit un automne de tous les bonheurs. Le week-end dernier, son équipe de Wolfpack Toronto s’est imposée face aux Featherstone Rovers en finale de Championship (24-6) et évoluera donc la saison prochaine en Super League. Prêté par Hull au club canadien au mois d’avril puis définitivement transféré jusqu’à la fin de la saison, l’arrière, centre ou ailier international français s’est vu proposer une prolongation d’un an. Rentré du Canada mardi, il a fait un crochet par l’Angleterre. Il devait prendre possession d’un nouveau lieu d’habitation dans la banlieue de Manchester où il va s’installer avec sa compagne. Il avait prévu de se rendre en voiture à Port-Barcarès pour y retrouver jeudi les membres de l’équipe de France qui s’envole dimanche pour l’Australie (voir par ailleurs).

« C’est vrai, ce que je suis en train de vivre est assez incroyable, s’enthousiasme-t-il. Je suis entré dans l’histoire avec Toronto et j’ai trouvé là un club qui est comme une deuxième famille. Je me vois bien y finir ma carrière. Je vais maintenant participer à la tournée de l’équipe de France en Australie, une autre belle aventure qui me tient beaucoup à cœur. »

Ecarté du groupe France pour la Coupe du Monde 2017 à la suite d’écarts disciplinaires, le Catalan en est bien conscient. A 26 ans, il n’a plus de temps à perdre et il doit enfin donner la priorité au terrain pour exprimer tout son potentiel. « Oui j’ai envie de me réhabiliter sur un plan personnel mais aussi de montrer au monde entier que notre équipe nationale a du talent et du caractère, confirme-t-il. Depuis qu’Aurélien Cologni est arrivé, l’équipe de France n’a cessé de progresser. Elle est solidaire, pratique un beau jeu et marque des essais construits. Même si certains joueurs manqueront à l’appel lors de cette tournée, je ne vais pas en Australie pour prendre des raclées et être ridicule. Je suis très ambitieux. »

Hakim Miloudi est tellement impatient d’en découdre qu’il est prêt à participer à la coupe du monde de rugby à IX, ce qui n’était pas forcément prévu au départ. « Je suis disponible et je n’ai pas besoin de repos, je l’ai dit au sélectionneur, assure-t-il. Le IX, cela correspond parfaitement à mon style de jeu. Il y a des espaces et je peux faire valoir mes points forts, mes crochets et mon goût pour les uns contre un. »

Tournée en Australie, mode d’emploi.- Les 18 et 19 octobre à Parramatta, dans la banlieue de Sydney, l’équipe de France participera tout d’abord à la première Coupe du Monde de rugby à IX. Elle évoluera dans la poule B en compagnie de l’Angleterre, du Pays de Galles et du Liban. Le vendredi 18, à 18h20 (heure locale), elle affrontera le Liban. Le samedi à 11h50, elle sera opposée au Pays de Galles puis à l’Angleterre à 15h25. Seul le premier de cette poule sera qualifié pour les demi-finales. Deux matches amicaux figurent ensuite au programme des Bleus, le 25 octobre face à une très forte équipe d’Australie des moins de 23 ans à Wollongong puis le 30 octobre face à la Western Province à Parkes, à 380 km de Sydney.

Le bus, l’avion et un long périple.  Dirigé par Mathieu Khedimi, le vice-président de la fédération en charge du haut-niveau, le premier – et plus gros -contingent de la délégation française s’envolera dimanche matin pour l’Australie depuis Barcelone. Le départ en bus est prévu…  À 5h30 de Port-Barcarès où les sélectionnés auront passé la nuit. L’arrivée à Sydney est programmée le lundi 14 octobre à 18h50, heure locale, après plus de vingt heures de vol et une escale à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis. Le deuxième groupe composé de sept joueurs supplémentaires effectuera le même périple mais décollera lui de Barcelone le 18 octobre. Le retour en France de toute la délégation est prévu le vendredi 1er novembre dans la matinée.