Tony Gigot et Stan Robin, au Leigh Sports Village, mercredi.

Aurélien Cologni, Tony Gigot, Daniel Guinguet, Romain Navarrete, Jason Baitieri, Valentin Yesa : tous y sont allés de leur commentaire, mercredi soir dans l’humidité du vestiaire bleu, entre douche chaude et bain glacé.

Le chaud et le froid, c’était justement ce qu’avaient proposé les tricolores, un peu plus tôt sur le terrain, face à des Anglais s’étant volontairement privés des services de Lomax et Makinson, légèrement touchés et préservés pour les tests face aux Kiwis, mais néanmoins redoutables au possible, forts, entre autres, de leur pack siglé NRL.

“Nous ne sommes pas vraiment entrés dans le match, et il y a eu, en fait, deux rencontres en une, grâce à cette seconde période au cours de laquelle nous avons été à deux doigts d’inscrire deux essais supplémentaires (ndlr : par ailleurs, un des essais anglais a été accordé alors que Tom Johnstone était parti deux mètres avant le coup de pied à suivre), et il faut retenir le positif, sachant que tout le monde n’a pas encore trouvé sa place au sein de l’équipe”, estimait le sélectionneur tricolore, qui regrettait simplement “quelques imprécisions en fin de match, liées à la fatigue”.

Jason Baitieri a retrouvé à Leigh son ancien coéquipier chez les Dragons, Elliott Whitehead.

Tony Gigot, lui, pointait du doigt le fait que “à chaque fois que l’on commet une erreur, face à un rival de cette taille, cela se paie cash”.

Et il ajoutait : “Si nous avions défendu en première mi-temps comme en deuxième, nous n’aurions pas pris quarante points”.

Daniel Guinguet, qui représentait la FFR XIII en l’absence du président Marc Palanques, en bute à de sérieux problèmes d’inondations à son domicile carcassonnais, notait “la belle attitude” des Bleus, regrettant “une entame manquée”, mais estimant que “la qualité de ce groupe jeune portera ses fruits, à l’avenir”.

Romain Navarrete, supporter numéro un, avec Morgan Escaré, de ses camarades, avant de prendre le volant pour rallier la France en compagnie de son père, de Marc Escaré, celui de l’arrière de Wigan, et de Christophe Carrelas, l’ancien joueur de Lézignan, se disait “déçu du score ayant sanctionné la première mi-temps”, avant de poursuivre : “Les gars ont rectifié le tir après la pause, j’ai trouvé les joueurs des Dragons Catalans et Théo Fages à la hauteur de l’évènement, Bastien Canet et Bastien Escamilla ont eu du répondant, et il ne faut pas en vouloir à cette équipe jeune, donc perfectible, composée en partie de joueurs d’Elite n’ayant pas l’habitude d’être confrontés à pareille opposition”.

Jason Baitieri espérait “ne pas avoir affaire au même arbitre en Coupe d’Europe”, tout en soulignant “la bravoure” de ses coéquipiers d’un soir.

Romain Navarrete entouré de Théo Fages et Hakim Miloudi, le matin du match, à Leigh.

Enfin Valentin Yesa, animateur numéro un du squad, sur et hors le terrain, mettait un bémol sur la lourdeur du score : “Il existe trois niveaux d’écart entre l’Elite, le Championship, et la Super League, d’où notre difficulté à résister”.

Il disait encore avoir été “vite essoufflé, en première période, mais j’ai pu mieux répéter mes efforts en deuxième, avec à mes côtés des coéquipiers qui, à l’instar de William Barthau, n’ont jamais cessé de m’encourager”.

Et de retenir qu’après la pause, “nous avons réussi à gérer efficacement nos chaînes”.

Il se satisfaisait, en outre, que “la France n’a pas concédé d’essais sur des percussions d’avants, mais sur la vitesse et le jeu au pied des Anglais”.
Parmi ces derniers, il avait trouvé “James Graham très fort sur la gestion du jeu”, et remarqué que “Jermaine McGillvary courait très dur”.