Ryan Stig, 29 ans le 7 novembre prochain, 1,79 m et 90 kg, marié à Ang et père de deux garçons, aurait probablement été auréolé d’une grande carrière en NRL, si la maladie de Lyme ne l’avait pas contraint de couper durant six saisons avec le rugby.

C’est Joel Edwards, son ancien coéquipier à Newcastle Knights, qui a recommandé ce demi d’ouverture aux Limouxins.

Stig, en compagnie également de Zeb Taia, disputa 13 matchs de NRL en 2011 (élu “joueur du match” lors de la 3è journée, contre St George), avant de stopper toute activité sportive, pour finalement rechausser les crampons cette année dans les rangs de Newcastle, mais en équipe réserve, cette fois.

“Je suis juste content de jouer à nouveau au rugby, et je considère cela comme une victoire sur moi-même”, déclarait ce miraculé, en mars dernier, pour son retour à la compétition.

Il avait prolongé de deux saisons son contrat avec les Knights, huit mois plus tôt, lorsque l’ancien schoolboy (en 2007), anormalement fatigué, se décida à consulter, en avril 2012.

Et la sentence fut implacable : virus dans un oeil.

Maladie de Lyme (diagnostiquée seulement deux ans plus tard) enfin vaincue, il a ainsi retrouvé le chemin des stades, cette année, le 27 février contre la réserve de Parramatta, en NSW Cup, devenant au fil des rencontres un maillon important de sa formation.

L’appui de Wayne Bennett

“Vous m’auriez dit, voici seulement deux ans en arrière, que je rejouerai de nouveau, je ne vous aurai pas cru”, expliquait-il alors au Newcastle Herald, remerciant au passage Wayne Bennett de lui avoir ouvert une porte d’espoir.

“Je lui avais demandé de participer à la pré-saison avec les Knights et il a d’emblée accepté. Et je me souviens que lorsque la maladie m’a frappé, quand je ne voyais plus que d’un oeil, et que mon système nerveux et immunitaire était au plus bas, il n’avait de cesse de m’encourager”.

“J’ai suivi un traitement d’hyperthermie en Allemagne, et ma situation s’est lentement mais sûrement améliorée”, poursuit le joueur, qui a disputé la saison 2018 sans contrat à la clé, contraint de faire face à une trop forte concurrence à son poste, et du coup résolu à s’exiler.

Il s’agit probablement d’une bonne affaire pour Limoux, car le coach des Knights a boosté sa confiance, lui assurant que ses “skills” étaient intacts.