Crédit Neko Grouch

Fin juillet à Singapour, lors de la prochaine réunion de la Fédération internationale, Peter Beattie, l’ancien Premier ministre de l’état du Queensland (1998-2007), devenu Président de l’Australian Rugby League en février dernier, mettra sur la table toute une série de propositions destinées à enrichir un calendrier international jusqu’ici restreint, en dehors des Coupes du monde, organisées tous les quatre ans.

Fervent partisan de l’expansion, Peter Beattie, organisateur cette année sur la Gold Coast des Jeux du Commonwealth, est bien décidé à convaincre la NRL, traditionnellement frileuse à l’idée de voir ses joueurs disputer un nombre élevé de matchs internationaux.

Il consultera également les Fédérations des autres pays concernés par le programme de rencontres qu’il souhaite mettre en place, avant d’établir un calendrier qu’il souhaite le plus fourni possible, et qu’il verrait bien prendre la forme suivante, de 2019 à 2022 :

Trois tests Grande-Bretagne – Australie en 2019 sur le sol britannique (la dernière tournée des Kangourous en Europe date de… 2003).

Tournoi international de rugby à 9 fin 2019.

Coupe de l’Océanie regroupant la Nouvelle-Zélande, les Fidji, les Samoa et le Tonga, étalée entre juin et octobre 2019.

Four Nations sur le sol européen, en 2020, avec l’Angleterre, la France, la Papouasie Nouvelle-Guinée et les Fidji.

Four Nations dans l’hémisphère sud en 2020, avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Tonga et les Samoa.

Maintien du traditionnel test annuel entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Trois tests Nouvelle-Zélande – Angleterre en 2022 sur le sol néo-zélandais.

“Nous souhaitons offrir l’opportunité aux autres nations que les trois grandes, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre, d’affronter celles-ci plus souvent, la dernière Coupe du monde ayant montré la montée en puissance, notamment, des Fidji et du Tonga”, explique Peter Beattie.

Lequel regrette que “par manque de structure autour du calendrier international, la rugby league a manqué l’opportunité, ces dernières années, de démontrer sa force en dehors du territoire australien”.

Une lacune qu’il compte donc réparer, à condition que tous les pays concernés soient enfin sur la même longueur d’ondes. “Ce qui passera par l’établissement de fenêtres internationales qui tiendront compte de la santé des joueurs”, souligne enfin le nouveau boss de l’ARL.

Premiers éléments de réponse à la in du mois, à Singapour.