Du temps de l’équipe de France junior.

Si on osait, on dirait de Lilian Albert qu’il est le bon sang près de chez vous. Près de Lézignan, plus exactement, où évolue l’employé du Crédit Agricole, à Narbonne. Un sang treiziste transmis par son père, Jean-Luc, ex très avisé entraîneur de Villeneuve-sur-Lot, avant d’offrir ses talents à la maison d’en face.

Un passage à XV (SU Agen et SC Albi) auquel n’a d’ailleurs pas échappé Lilian, alors Junior 2, après avoir représenté son pays à XIII, à Toulouse face aux Schoolboys australiens, et à Ramonville contre l’Australian Institut of Sports. Pour ensuite mieux revenir au rugby de sa naissance, à Carcassonne puis, donc, à Lézignan.

Bon sang, et en même temps bon sens, font en tout cas partie de la panoplie de cet avant de 28 ans n’ayant pas son pareil pour faire fructifier un mouvement, comme l’y autorise sa grande taille et sa dextérité.

Rendez-vous avec le nouveau capé, génération 91, comme Morgan Escaré, Julian Bousquet, Eloi Pélissier, Tony Gigot…, ses prédécesseurs en Bleu.

La saison dernière face à Saint-Estève XIII Catalan.
Crédit MM Photographie

As-tu été surpris par ta sélection pour le périple en Australie ?

“Très, même, j’en ai été ému, mais suite à deux opérations du genou, je suis toujours resté positif, m’efforçant d’être à fond à l’entraînement comme en match”.

Comment abordes-tu cette prochaine expérience en Rugby à 9’s ?

“Cette discipline fait avant tout appel à des qualités individuelles, où on n’a pas le droit à l’erreur. Marquer en première main, à XIII, reste difficile, contrairement au IX”.

Peut-on encore progresser, à 28 ans ?

“J’espère bien. J’ai adoré jouer en deuxième ligne, depuis deux ans où j’ai abandonné l’emploi de centre, et je peux encore évoluer”.

Le fait de t’être montré à ton avantage, en début d’année contre les Dragons Catalans, avec le XIII du Président, a-t-il joué en ta faveur, au moment du choix de la sélection pour l’Australie ?

En partie, oui, même si j’évoluais ce jour-là au centre, suite à plusieurs défections à ce poste. Mais, surtout, Aurélien Cologni est venu, depuis, me voir jouer à deux reprises, à Lézignan, et il m’a conseillé de poursuivre dans la voie que j’avais emprunté, qu’il gardait un oeil sur moi. Cela m’a encore plus motivé”.

Lequel de tes coéquipiers en équipe de France junior était le plus performant ?

“Tony Gigot, sans contestation, et ce à n’importe quel poste”.

Arnaud Bartès à Lézignan, en 2019-2020, une bonne pioche ?

“Absolument. Je préfère évoluer avec que contre. Il joue longtemps, dans un match, est très dur, costaud et rapide”.

Crédit Richard Photographe