Viril mais correct : jamais cette expression n’a autant méritée son nom que dimanche après-midi à Pia, où deux équipes nous ont servi sur un plateau un derby des familles, à la fois chic et choc, et tombé dans l’escarcelle des visiteurs, pour la plus grande joie de coach “Titou”, comme à Ille on le surnomme.

Un entraîneur à moitié surpris de la victoire des siens.

A moitié, car “je pensais que nous allions craquer”, raconte Alexandre Pagès, à travers la buée d’un vestiaire enflammé et enchanté.

Il évoque là, la grosse pression exercée par les Baroudeurs, en seconde période, la meilleure et de loin, de leur part.

Car Aymeric Garcia marquait un essai important à un quart d’heure de la fin, à treize contre douze suite au carton jaune adressé à Sylvain Cordoba.

Crédit zebulon nog

La cohésion et les détails

Résultat : 22-22, alors que Thibaut Margalet venait tout juste de quitter le terrain, à demi KO, comme en face Damien Martins, ou comme en première mi-temps l’Illois Hugo Pujol (16è).

A moitié surpris, donc, Alexandre Pagès.

A moitié, car le verre était aussi à moitié plein, grâce à “la cohésion dont a fait preuve Ille, dans ce derby tendu”.

Un match qui n’avait jamais cessé d’aller dans un camp puis dans l’autre.

Un score yo-yo qui avait fini par sourire aux Maraîchers.

“Sans doute parce que nous avons été meilleurs sur les petits détails”, poursuit “Titou”.

Ceux qui font la différence, dans un duel aussi serré, aussi âpre, aussi générateur de spectaculaires “tampons”.

“Je n’aurais pas mis une pièce…”

Une victoire que l’entraîneur des “Bleu et Blanc” met également sur le compte d’une condition physique quasi irréprochable : “Depuis Noël, nous n’avons pas coupé aux entraînements, preuve que le travail paie”.

De la satisfaction, donc, mais pas question de s’enflammer.

“En début de saison, je n’aurais pas mis une pièce sur notre position actuelle au classement, mais la saison est longue”, ajoute en effet Alex.

Une saison d’ores et déjà réussie, pour le promu, alors que Pia, vu la force de caractère qu’il a montré pour revenir au tableau de marque, a probablement pris plus que le point de bonus, sans le concours de Sylvain Bonnet, Brice Pena, malades, Cédric Pacull, Kader Cherat, Etienne Bezo et Ilyes El Fizazi, pensionnaires de l’infirmerie.

Hervé Girette