Manu Morais « Envie et respect des consignes »
En première mi-temps, Mostefa Abassi et Dany Denuwaelere avait déjà frappé chacun trois fois, Nicolas Clausells y avait été de son doublé, et Fabien Plaza avait inscrit le dernier essai d’une première période à sens unique (54-18), à l’exception des dix premières minutes (18-12 pour l’Australie à la 9è).
Mais on avait encore rien vu, car après la pause la démonstration de force des Bleus éclaira plus encore le complexe appaméen de La Rijole. C’est dire si la France, victorieuse sans appel de l’Australie (102-22), samedi soir à Pamiers, abordera lundi en position de force son troisième match de la compétition, face au Pays de Galles, au gymnase du Lac de St Jory, un des fiefs du XIII Fauteuil, dans notre pays.
Manu Morais, entraîneur adjoint de l’équipe de France, analyse la performance des Bleus.

Vous attendiez-vous à un score d’une telle ampleur ?
« Non. Nous nous serions volontiers contentés de celui de Limoux, le 18 juillet en match de préparation (70-16) ».

Aviez-vous effectué des changements au sein de l’équipe, par rapport au premier match contre l’Angleterre ?
« Mostefa Abassi et Nicolas Clausells, deux de nos meilleurs éléments, qui n’avaient pas participé au match inaugural, étaient cette fois sur le parquet ».

Comment expliquez-vous la déroute de l’Australie ?
« En début de rencontre, les Australiens nous ont enfoncés, puis nous avons recadré notre défense, l’envie et le respect des consignes ont fait le reste ».

L’Angleterre est-elle plus difficile à jouer que l’Australie ?
« Oui, car plus nous nous rencontrons avec les Anglais, et plus nous nous étalonnons. Les deux équipes s’adaptent plus aisément au jeu de l’adversaire, alors que l’Australie ne progresse pas d’une Coupe du monde à l’autre. Tant qu’elle ne fera pas l’effort d’étendre ses contacts internationaux… »

Son rugby est également trop axé sur la force physique…
« La méthode est invariable. Les joueurs montent à deux sur la défense adverse, au milieu du terrain, pour faire mal. Le problème, pour eux, c’est qu’ils sont tombés sur des Français au style radicalement opposé, fait d’évitements et de cadrages débordement. Cela allait beaucoup trop vite pour eux ».

Quel joueur tricolore s’est montré le plus impressionnant, samedi ?
« Gilles Clausells a été désigné « joueur du match », mais Dany Denuwaelere et Nicolas Clausells se sont également distingués. Quand ils percent, c’est remarquable ».