Si Tristan mérite les vivats, ce n’est pas parce que l’étymologie gaélique de son prénom signifie applaudissement, mais bien en raison d’un parcours 2016 – 2017 en tous points remarquable.

Pourtant, rien, au départ, ne prédestinait le jeune ailier de 22 printemps à une carrière rugbystique à XIII, puisque ayant chaussé ses premiers crampons à… Limoux XV à l’âge de 7 ans, avant d’intégrer l’équipe minimes du Stade Toulousain.

Ce fils d’un entrepreneur forestier du Pays de Sault, dans l’Aude, né à Belvèze-du-Razès, restera deux saisons sous le maillot rouge et noir du Stade, avant d’enfiler celui du Treize Limouxin, sans changer de couleurs, donc.

Et comme Fabien, son jeune frère, ancien joueur du XIII de France cadets ayant, depuis, stoppé sa carrière, Tristan Béteille prend vite goût à un sport taillé pour des athlètes rapides, comme lui.

Et bien que passé entre les mailles des différentes sélections chez les jeunes, bien vite il fait sa place en équipe fanion. Il termine aujourd’hui sa troisième saison en Elite 1, après avoir remporté le titre de champion de France 2016 comme titulaire sur une aile, et inutile de vous dire que voir Limoux récidiver, samedi à Narbonne, ne serait pas pour lui déplaire.

Entretien avec un des artisans du succès limouxin le 21 mai 2016 à Albi, quand à la demi-heure de jeu il avait tapé à suivre un ballon cueilli par Amine Miloudi, pour l’essai de Romain Puso ayant permis à Limoux de prendre le score.

Que dois-tu améliorer pour devenir plus performant encore ?

“Ma vitesse, car j’ai quelques kilos en trop (93 kg pour 1,80 m)”.

Quels conseils prodigue Olivier Janzac à ses joueurs ?

“Il nous demande avant tout de prendre du plaisir sur le terrain”.

Où va ta préférence, entre le poste d’ailier et celui d’arrière ?

“Nulle part, j’aime bien dépanner, en fait, et plus jeune j’ai également évolué au centre”.

Un mot sur les ailiers de Lézignan ?

“Valentin Ferret et Windy Buche sont tous les deux très rapides. Nous devrons veiller à ne pas leur laisser le moindre espace de libre”.

Et sur ceux de Limoux ?

“Maxime Péault est un joueur polyvalent ayant déjà évolué à presque tous les postes, François Thérésin a beaucoup de talent mais sa longue interruption sur blessure l’a réellement handicapé, et il a besoin de temps de jeu pour retrouver son niveau antérieur. Enfin, Mathieu Mayans est un joueur dangereux, possédant un maximum d’expérience”.

Quels sont les Limouxins tirant l’ensemble vers le haut ?

“Ceux ayant le plus de bouteille, Maxime Herold, le capitaine, Jérémy Guiraud et Sylvain Teixido”.

Où se situe la force principale de Lézignan ?

“Le pack est excellent, c’est hyper véloce derrière, et très fort en 6 et 7. C’est la plus grosse équipe de la compétition, celle qui fait le plus peur à ses adversaires”.

Comment, globalement, s’est déroulée la saison de Limoux ?

“Nous avons cherché à être le plus constant possible dans la performance. Nous avons certes pris un petit coup au moral suite à notre élimination en Coupe Lord Derby, mais à partir de là plus que jamais notre objectif a constitué à défendre notre titre de champion”.

Un pronostic, pour samedi ?

“Je préfère ne pas me mouiller”.