“On savait, à Biganos, que la demi-finale face aux Déesses du XIII Catalan-St Estève serait difficile à négocier”, admet volontiers Laurent Dupuy, en charge des Girondines, éliminées par les protégées de Cyril Torrès et Bruno Onteniente, qui retrouveront Toulouse Ovalie en finale du championnat de France Elite, “car le niveau augmente régulièrement”.

Tant mieux pour le XIII de France, qui s’attaquera à la montagne anglaise les 21 et 24 juin à Port-Barcarès, Laurent Dupuy, par ailleurs manager sportif des Bleues, tablant sur cette hausse de qualité pour “enfin battre” cette équipe britannique ayant tremblé sur ses bases, en juin 2015 à Biganos (match nul 14-14 arraché par les insulaires, sur la corne), mais victorieuse quelques jours plus tôt du premier test à Tonneins (24-4), comme un an et demi plus tard en Avignon (36-6).

“On ne les a encore jamais battues”, constate en effet ce cadre technique qui compte fermement sur le stage d’une semaine programmé prochainement à Saint-Cyprien, pour mettre toutes les chances du côté tricolore.

“L’an passé en Provence, la période (fin octobre) était moins favorable pour nous, qui ne débutons le championnat qu’en janvier, alors que les Anglaises étaient à l’époque en pleine compétition, et cette fois il en ira autrement”, espère Laurent Dupuy, car avec onze joueuses de Toulouse et de Perpignan ayant participé quelques jours auparavant à la finale du championnat…

“Des armes sur les extérieurs”

“En octobre dernier, nous avions souffert du manque de rythme en seconde mi-temps”, insiste-t-il volontiers, avant d’évoquer le point fort des Françaises, “ce bloc du milieu n’ayant rien à envier à celui des Anglaises”.

“Nous avons aussi des armes sur les extérieurs, de la vitesse et de la technique, avec notamment la Carcassonnaise Lauréane Biville, la Catalane Cristina Song Puche, la Girondine Lucie Castello (qui fait partie des 21 présélectionnées, une erreur s’étant glissée dans la liste communiquée mardi, Emilia Saboua n’étant que suppléante), et le noyau dur de Toulouse Ovalie, du XIII Catalan et de Biganos (Cyndia Mansard, Leila Bessahly, Fanny Ramos, Elisa Ciria, Sandrine Lloria), plus Gaelle Alverhne, de Lescure, est toujours aussi performant”.

Laurence et Perrine parmi les nouvelles

Mais le XIII de France, cette année, peut en outre tabler sur la première joueuse issue d’une structure de haut niveau, Laurence Biville, du Pôle de Carcassonne, alors que parmi les autres nouvelles, la deuxième ligne de Lescure, Perrine Monsarrat, a bien des atouts à faire valoir.

“Une nouvelle génération pointe en effet le bout de son nez”, se félicite Laurent Dupuy, et ce devrait être bientôt le tour des Catalanes Clara Tuffi, Margaux Canal, Solène Dague, “lesquelles manquent juste encore d’un soupçon d’expérience”, de revêtir le maillot bleu.

“Enrichir l’animation offensive”

Un maillot qu’il s’agira de défendre une fois de plus bec et ongles, les 21 et 24 juin, sachant que la vaillance, à elle seule, ne suffira pas à faire tomber l’Angleterre de son piédestal.

“Les Anglaises seront d’autant plus motivées qu’elles joueront leur place pour la Coupe du monde de l’automne prochain, mais ce double rendez-vous sera en quelque sorte notre Coupe du monde à nous, et nous profiterons du stage au centre UCPA de Saint-Cyprien pour tenter d’enrichir l’animation offensive de l’équipe, afin de surprendre nos adversaires”, note le manager des Bleues, conscient que les Françaises “sont moins bonnes que les Anglaises, au niveau de la transmission du ballon”.

Du moins jusqu’ici, car l’exploit est désormais dans toutes les têtes bleues…