“Les quatre joueurs libanais titulaires en NRL donnent confiance au groupe, la mobilisation autour de l’équipe est forte, à Canberra, mais Robbie Farah est en fin de carrière, et son expérience ne fait pas tout”. Brian Coles, qui aux côtés de Jean-Christophe Lafont pilote le quotidien des Bleus avec un grand sens de l’organisation, se méfie autant des Libanais qu’il a confiance dans le pouvoir de réaction des Français.

Les avants du Liban ont beau avoir des cuisses paraissant avoir été taillées dans le cèdre du pays, il en faut visiblement plus pour impressionner les Bleus. Chez lesquels art et métier font bon ménage à la charnière, alors qu’une folle envie a peu à peu gagné tout le groupe, et pas seulement les dix-sept de dimanche.

“Tim Mannah n’est pas le capitaine de Parramatta pour rien, et les Bleus devront être forts en défense, car le sort du match se jouera probablement à ce niveau, mais ces derniers s’appuient, outre les Dragons, sur de jeunes joueurs évoluant en Angleterre, et qui apportent au squad une culture différente, aussi leurs chances de victoire sont au moins aussi grandes que celles des Cedars”, dit aussi l’ancien joueur de Pia et du XIII Catalan dans les années 90.

L’importance de la récupération…

Des Bleus qui ont mis toutes les chances de leur côté, jeudi, lors d’une ultime séance d’entraînement pluvieuse, avant celle du capitaine ce samedi, et consacrée “à la défense, la communication, le placement”, souligne de son côté Renaud Guigue.

“Les gars ont été très pros, réactifs, ils se sont exprimés quand il le fallait, ont peaufiné nos schémas récurrents, et ont bien réagi en défense”, poursuit l’assistant d’Aurélien Cologni, lequel a proposé le lendemain matin à sa troupe, “musculation et agilité”, puis marche l’après-midi.

“Il ne s’agit pas de parcourir trop de kilomètres dans la semaine, l’entraînement est important, mais la récupération également”. D’où les nombreuses visites, cette semaine, à la piscine de l’Australian Institut of Sports de Canberra, celle de l’hôtel étant en extérieur.

… et du premier plaquage

Reste désormais à tuer le temps jusqu’au coup d’envoi. Ensuite, “il faudra d’abord gagner le premier plaquage, ce qui aura son importance pour la suite de la chaîne”, observe Olivier Janzac, le consultant sportif du staff.

Les Bleus, qui ont reçu le renfort, pour ce match, d’un masseur de Sydney, George Grotta, ont bénéficié depuis deux semaines de conditions de préparation idéales, et on les sent prêts à mordre à pleines dents dans ce match hyper important pour l’image du rugby à XIII français.

Car en cas de victoire, le but premier serait déjà atteint, avec la promesse d’un quart de finale à Wellington. C’est le moment…

 

Libanais et Français hier ensemble, dimanche face à face
C’est le moment de vérité pour Brad Fittler, le coach du Liban, et pour Aurélien Cologni