On peut être ambassadeur et avoir de l’humour. La preuve avec Christophe Penot, celui de la France en Australie, qui a accueilli les Bleus par ces mots : “J’aurais préféré que le match contre le Liban fut arrêté à la 75è minute”.

Présent dimanche au GIO Stadium, aux côtés de son épouse, Mme Yukimi Penot, et de plusieurs représentants de notre pays dans la capitale de l’Australie, l’ambassadeur de France avait vibré, puis déchanté quand Mitchell Moses se chargea d’exécuter les tricolores.

Deux jours plus tard, lors de la réception de la délégation française, dans le quartier des ambassades, à Canberra, M. Penot dit son “plaisir de recevoir les Bleus”.

“Ce n’est pas tous les jours que nous accueillons dans nos murs une équipe de France de Rugby à XIII. Surtout à l’occasion d’une Coupe du monde à la mesure de l’importance qu’a ce sport en Australie”, expliquait M. Penot à ses hôtes.

“Pour une équipe aussi jeune que la vôtre, cette compétition représente un challenge, et en même temps une formidable opportunité pour vous de se frotter aux meilleurs”.

Et de rappeler le passé glorieux des tricolores sur le sol australien, avec “les deux places de finalistes en Coupe du monde, en 1964 et 1968, sans oublier que le trophée porte le nom de Paul Barrière”.

“Le Rugby à XIII, malgré les difficultés rencontrées, a encore un bel avenir devant lui, en France, et c’est vous qui l’incarnez”.

“Soyez heureux de vous confronter aux Kangourous, et allez les Bleus”, lançait l’ambassadeur de France en guise de conclusion d’un discours chaleureux, ce que ne manquait pas de souligner Marc Palanques.

“Nous sommes très honorés de  votre invitation, et très touchés par votre présence lors du match contre le Liban, comme par le fait que vous appréciez notre sport”, précisait le Président de la FFR XIII, conscient que les tricolores sont eux mêmes, le temps de la compétition, les ambassadeurs de la France en Australie. Avant de poursuivre le sympathique échange autour de petits fours et d’une coupe de champagne, dans les jardins de cette maison de la France, pendant que plusieurs joueurs et des enfants des membres de l’ambassade s’adressaient quelques passes.