Le Président de la FFR XIII s’est réveillé lundi matin “avec la gueule de bois”.

“La nuit a été difficile” explique Marc Palanques au moment de dresser le bilan d’un match ayant échappé aux Bleus.

Quelle est votre sentiment global sur les résultats de dimanche ?

“L’Europe dans son ensemble va devoir se poser des questions, car la déception n’est pas que française. Les nations du sud ont toutes gagné, et souvent très largement. L’intensité physique était de leur côté. Leurs joueurs ont plus d’impact, plus de dynamisme que les nôtres. C’est comme si on ne pratiquait pas le même rugby”.

Comment expliquez-vous la défaite des Bleus ?

“On a été châtiés, on a reculé en défense. La défaite fait partie du jeu, le problème c’est que l’on devait, ou pouvait, remporter ce match, même avec des joueurs de NRL de qualité en face. On a cruellement constaté que quatre ou cinq joueurs de NRL pèsent plus lourd que six ou sept de Super League, en face. On en revient au problème de différence de niveau entre les deux championnats. Les Anglais s’appuient d’ailleurs sur non nombre de joueurs évoluant en NRL. Mais cela dit, on se devait d’avoir un supplément d’âme, un esprit de sacrifice, et certains joueurs doivent se remettre en question, car une Coupe du monde ne se dispute que tous les quatre ans”.

Avez-vous observé des satisfactions d’ordre individuel ?

“Julian Bousquet a été au-dessus, même s’il n’exploite pas toutes ses qualités qui devraient faire de lui un des meilleurs joueurs au monde. Thibault Margalet a pénétré, évitant de jouer à plat”.

Un mot sur le Liban ?

“La clé d’entrée, dans un match, reste l’agressivité, et sur ce plan le Liban a mérité sa victoire. Cela s’est joué aux tripes, au coeur”.

On vous sent très déçu…

“Je suis très affecté, en effet, par le comportement de quelques-uns, qui ne semblent pas avoir mesuré les enjeux, sportifs pour eux, et pour la Fédération. Je ne vois pas ce que nous pouvions faire de plus en matière de préparation. Je suis triste aussi pour les joueurs, qui ont pratiquement perdu l’occasion de disputer un quart de finale dans un autre grand pays de rugby, la Nouvelle-Zélande”.

Qu’allez vous dire aux entraîneurs ?

“Je ne remet nullement en question le travail du staff. D’autant plus que la FFR XIII ne pourra se reconstruire que dans la stabilité, mais je me demande si leur discours a bien été compris par les joueurs”.

Pour lesquels deux matchs difficiles s’annoncent…

“Contre l’Australie, j’espère que nous resterons des hommes, et il y aura un dernier match face à l’Angleterre. Tant que la compétition n’est pas terminée, il y a de l’espoir. Puisque nous ne possédons pas de joueurs hors normes, appuyons nous au maximum sur notre collectif. Et quoiqu’il advienne, j’aimerai bien que nous puissions rentrer en France avec la conviction de pouvoir s’appuyer, pour la Coupe du monde 2021, sur un groupe d’avenir, constitué de ceux qui font ici leurs premières armes, et sur les U18 récemment vainqueurs de l’Angleterre”.

Aux côtés d’Alain Ferrand, le maire de Port-Barcarès, dimanche au GIO Stadium de Canberra.