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Te souviens-tu, Olivier Elima ?

FRANCE XIII

Le capitaine du XIII de France, Olivier Elima, a dix ans de Super League derrière lui. Samedi à la tête des Bleus, il a une nouvelle fois donné l’exemple. On lui a demandé de se souvenir, et de donner son avis après la louable victoire obtenue sur le Pays de Galles, à Wrexham.

Te souviens-tu, Olivier, du premier essai inscrit par les Bleus, samedi à Wrexham ?
“Cyril Stacul prend un ballon à l’intérieur, et perce victorieusement.”

De ton premier match en Super League ?
“Début avril 2002, avec Castleford nous avions battu Salford, dont le capitaine était Bobby Goulding, 74-16. J’avais inscrit un essai puis je m’étais blessé à un genou et j’avais repris la compétition, plus tard, avec les moins de 21 ans. C’est le seul match de Super League que j’ai disputé sous le maillot des Tigers. La saison suivante je signais à Wakefield.”

Et de ton premier match avec l’équipe de France ?
“J’avais d’abord participé à un tournoi à 7, en Australie, avant d’affronter les Maoris néo-zélandais à Rodez, et les “Residents” néo-zélandais à Albi.”

De ton premier essai dans les Four Nations ?
“Le seul du match perdu face à l’Australie (ndlr : 4-42, le 7 novembre 2009), où nous avions tenu quarante minutes, avant de céder largement. J’avais sauté face à plusieurs Kangourous, dans leur en-but, sur un coup de pied de Thomas Bosc, et une fois le ballon entre mes mains je m’étais tourné pour aplatir.”

De ton premier éducateur ?
Damien Tejero, devenu depuis mon beau-père, lors de ma première prise de contact à Pujols, alors que j’arrivais du Rugby Olympique Choletais XV. J’avais 14 ans.”

De ta plus grosse déception, sur un terrain ?
“A Albi, à l’automne 2010, contre le Pays de Galles lors du Tournoi européen. Battus d’un point, nous ne nous étions pas qualifiés pour les Four Nations la saison suivante.”

De la plus grosse pression sur tes épaules ?
“Lors du dernier match de Super League en septembre 2006, avec Wakefield. Nous recevions Castleford (ndlr : victoire des Wildcats 29-17), et en cas de défaite nous aurions alors été relégués en Championship.”

De ta plus grande joie sur une pelouse ?
“Lors de mon premier match de Super League. Je passais du rêve à la réalité. Avant de pénétrer sur le terrain je me disais : “On va me regarder, depuis les tribunes.”

De ta plus sérieuse blessure ?
“Pour ma première saison à Wakefield, en 2003, lors de la 7è journée, contre Widnes, je m’étais fracturé un pied. Je n’avais plus disputé d’autres rencontres, ensuite. L’année suivante, je m’étais blessé au cartilage d’un genou, lors du premier match des play-offs” (ndlr : victoire 28-18 contre Hull FC).

Du joueur auquel tu rêvais de ressembler, plus jeune ?
“Le deuxième ligne des Kangourous, Gorden Tallis.”

De l’adversaire le plus rugueux rencontré jusqu’ici ?
“Andy Farrell, de Wigan. J’éprouvais de l’appréhension au moment de le plaquer. Et d’autres grands gabarits, comme Barry McDermott ou Joe Vagana, étaient également redoutables.”

Du plus doué, au plan technique ?
“Trent Barrett, de Wigan, qui nous avait fait mal avec les Dragons Catalans, au deuxième tour des play-offs 2008 au stade Brutus” (ndlr : il avait inscrit deux des neuf essais des Wiganners, vainqueurs 50-26).

Du plus rapide ?
“Hier l’ailier australien de St Helens, Darren Albert, aujourd’hui Sam Tomkins, doté d’une accélération foudroyante et se permettant de se retourner avant de marquer.”

Du joueur des Dragons ayant posé le plus de problèmes à Bradford, cette saison ?
“Scott Dureau, qui tenait fermement les rênes de l’équipe, Lopini Paea, qui avait beaucoup avancé avec le ballon, et Steve Menzies.”

De tes dernières vacances ?
“A noël dernier, à Villeneuve-sur-Lot.”

De ton dernier repas au restaurant ?
“Au Nando’s, en famille, avec une dizaine de joueurs de Bradford, comme chaque semaine.”

De ton dernier fou-rire ?
“Un étranglement de Jean-Philippe Baile sur Jason Baitieri, chez Julien Touxagas, à Millas. Ils imitaient les acteurs d’un film.”

De tes dernières larmes ?
“Lors du décès de la grand-mère de mon épouse.”

De ta dernière folie ?
“Un achat convulsif dans un centre commercial de York. J’en suis ressorti avec plusieurs sacs de vêtements dans les mains, mais cela est resté dans les limites du raisonnable.”

L’AVIS D’OLIVIER SUR LE MATCH GALLES – FRANCE DE SAMEDI

“Le score (28-16) ne reflête qu’imparfaitement notre supériorité, l’arbitre ayant tout fait pour le limiter. J’en veux pour preuve l’essai refusé à William Barthau alors que le juge d’en-but avait fait signe qu’il était valable, celui n’ayant pas davantage été accordé à Jean-Philippe Baile, qui avait aplati sur la ligne d’en-but galloise, avec là encore l’acquiescement du juge d’en-but. Par ailleurs, deux autres conclusions ont été refusées pour autant d’en-avant préalables litigieux. Mais nous pouvons être cependant satisfaits de la manière employée, avec des chaînes souvent complétées, à partir de trois ou quatre schémas de jeu principaux travaillés aux entraînement lors du stage de quatre jours ayant précédé le match. Dans cette rencontre, les demis ont pris les rênes du jeu, William Barthau, par ailleurs excellent, ayant fait très tôt les annonces, et Thomas Bosc ayant répondu aux espoirs placés en lui. Une victoire obtenue avec quatre nouveaux joueurs, Kevin Larroyer, performant, Jérémy Guiraud, sûr car auteur d’un sans faute sur son aile, Clément Soubeyras, qui a apporté son aide au milieu du terrain, par sa présence active derrière les tenus, et Antoni Maria, solide, à l’image d’un pack sérieux dans son comportement. L’ensemble s’est appuyé sur une structure fiable, en dépit du fait que bon nombre de joueurs évoluaient ensemble pour la première fois.”

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