Jamais encore l’Angleterre et la France ne s’étaient données rendez-vous en dehors de l’Europe. Il s’agira donc d’une première, ce dimanche à Perth (11h en France), pour des retrouvailles en Coupe du monde, après la victoire (34-6) anglaise en quart de finale de l’édition 2013.

34-6, c’est, en gros, toujours l’écart séparant les Blancs des Bleus, ces derniers ayant été cruellement privés, depuis la dernière World Cup, de contacts avec des nations majeures. Or, comment espérer progresser si l’on se contente de son pré carré ? En haut lieu, heureusement, on s’active pour que les choses changent. Et l’automne 2018 donnera le coup d’envoi d’un nouveau souffle sur la scène internationale.

En attendant, il y a un match à jouer. Et si possible à gagner. Si possible, mais… impossible, avancent tous les observateurs. Et les chiffres leur donnent raison. Sauf que les joueurs présents à Perth ne pénétreront pas en victimes sur le Perth Oval, stade centenaire, rénové en 2004, rebaptisé nib Stadium et ouvert au football, au XV, au XIII, et même aux concerts…

Un stade rectangulaire, comme son autre nom ne l’indique pas, d’une capacité de 25 000 places, sur lequel les Bleus, donc, veulent tordre le cou au pronostic. Une tâche quasi insurmontable en cas d’entame ratée, mais pourquoi pas réalisable pour peu que dans les rangs anglais s’installe le doute.

Ce qui passera par un effort colossal en défense, et une imagination débordante en attaque. Parce que les Anglais ont des joueurs de talent à tous les étages. Parce qu’ils n’ont manqué que huit plaquages dans toute la partie contre le Liban. Parce que leur confiance repose sur des score éloquents réalisés ces dernières années face à la France.

Sauf que la flamme bleue n’est pas en veilleuse, que « la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre », disait en son temps Beaumarchais, et que du coup il n’est pas question de rester passif face aux vagues blanches qui ne manqueront pas de menacer.

Les Bleus ne voudront pas que résister, ou se sentir prisonniers d’un jeu trop monocorde, sachant que leur éventuel salut passera par une bonne dose d’application, d’intelligence, d’inventivité, ce qu’ils ont délivré ce samedi après-midi au cours du « captain run ».

« Une très dure bataille »

Vu de l’extérieur, c’est vrai que la marche semble trop haute. Mais de l’intérieur du camp anglais, néanmoins on se méfie, à l’image de Scott Taylor, qui avait honoré sa première sélection face aux Bleus, l’an passé : « Franchement, le score (40-6) ne reflétait pas la résistance offerte par la France    , et ce fut une très dure bataille, spécialement au milieu ».

Un milieu qu’Aurélien Cologni a voulu plus dense que jamais, ce qui promet des retrouvailles musclées entre vieilles connaissances de Super League, Anto Maria, Julian Bousquet, Jason Baitieri, Ben Garcia, Thibault Margalet, Romain Navarrete d’un côté, Scott Taylor donc, Chris Hill, Ben Currie, Mike McMeekan, Alex Walmsley, Sean O’Loughlin de l’autre.

On ne fera donc pas de quartier, au centre du terrain, et le pack qui résistera le mieux offrira plus de solutions sur les extérieurs, là où peut-être se fera la différence. Là où le jeu français évitera de passer par… Perth et profits, puisqu’il n’est pas question d’accepter l’échec.

Car vous l’avez compris, tout n’est peut-être pas encore perdu…

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4 Commentaires

  1. Une victoire même d’un point serait un exploit et une formidable rampe de lancement pour les années à venir.

  2. Tout à fait, plein sud une victoire même d’un point serait un bonus pour l’avenir, et une rampe de lancement pour la Coupe du Monde 2021 l’espoir fait vivre ne dit-on pas ? …..

  3. defaite certes mais du coeur et quelques tres bons moments de jeu.Bravo au XIII de France qui a su mettre les Anglais en difficulte et ainsi leur faire ravaler leur suffisance.

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