Comblé par la naissance de Victoria, que Marion a mise au monde l’avant-veille de France – Ecosse, Aurélien Cologni n’a justement en tête que des rêves de… victoire.

Celle que les Bleus devraient fêter samedi soir à Carcassonne, s’avère en effet être indispensable au titre de champion d’Europe que guignent cette année les camarades de Théo Fages.

Mais, pour autant, il ne s’agit pas de crier, avant l’heure, le mot que vous savez.

Certes, les Bravehearts ont été sévèrement épinglés par l’Irlande d’abord, le Pays de Galles ensuite, mais à chaque fois ils ont fait honneur à leur surnom, mettant un maximum de cœur à l’ouvrage.

Et pas que, selon le sélectionneur tricolore : “Paradoxalement au score enregistré à Wrexham (50-12), vendredi dernier, les Ecossais ont effectué un gros premier quart d’heure, s’étant ensuite désunis en raison principalement d’un manque de travail en commun, leur préparation n’ayant pas été à la hauteur de la nôtre, par exemple. Une entame qui m’a surpris, en fait, car depuis le début de cette compétition, ni l’Irlande ni le Pays de Galles n’ont été capables de proposer la même chose”.

Reste que l’Ecosse s’est brûlée les ailes en attaquant si fort, face aux Gallois.

La gestion de Kane

“Une telle manière de jouer exige beaucoup d’énergie, dans le placement et le replacement, avec tant de leurres de la part des joueurs. Et, en suivant, les Ecossais n’ont pas su gérer cette grande dépense énergétique. Donc, ils ont explosé physiquement, mais je retiens en tout cas le jeu très élaboré qu’ils ont mis en place, au Pays de Galles, derrière un pack mobile, avec en figure de proue le troisième ligne James Bell, et les deuxièmes lignes Frankie Mariano, Nick Glohe, alors que les demis se sont montrés dans un premier temps hyper actifs. On a affaire à un ensemble homogène, Kane Bentley, fort de son métier, a correctement gérée tour du tenu, sachant quand il doit ou pas partir seul, et  nous aurions tort de penser que la victoire nous est acquise par avance”.

C’est le discours que tiendra le jeune papa à ses troupes, ce vendredi à Port-Barcarès, avant le départ en début d’après-midi pour Carcassonne, où les Bleus passeront la nuit, résolus à confirmer les belles dispositions entrevues jusque-là, dans cet Euro qui, désormais, leur tend les bras. Ceux de Victoria.

Match à 18H00 au stade Albert DOMEC de Carcassonne – Samedi 10 novembre 2018

Pas question de sentiment de supériorité de la part des tricolores, face aux Ecossais.