Deuxième cape tricolore pour Bastien Canet, à Santry.

Si le treize de départ, samedi à Santry, sera le même que celui face au Pays de Galles une semaine plus tôt, le banc des remplaçants, lui, a subi deux modifications, avec la présence de William Barthau et Bastien Canet, aux côtés de Lambert Belmas et Thibaud Margalet.

“Concernant William, c’est en fonction de la rotation que nous avons établi, au sujet des demis/talonneurs, alors que nous souhaitions revoir Bastien Canet, après ses débuts contre l’Angleterre, le 17 octobre”, signalait Aurélien Cologni, avant de prendre le direction de l’entraînement du capitaine, sous un crachin de saison.

Valentin Yesa, lui, avait (bien) joué face à la Serbie, le 7 octobre, avant de remettre le couvert à Leigh, et cette fois c’est le pilier toulousain, seul, qui a été choisi.

Explication du coach : “J’estime qu’il est opportun de donner du temps de jeu à d’autres joueurs. Valentin vient tout juste de mettre le pied en équipe de France, et il doit s’accommoder à ce que l’on propose, se familiariser avec notre méthode. Bastien Canet est pareillement en mode découverte, et alors qu’il n’avait pas joué depuis longtemps, je retiens qu’il n’a pas subi, contre l’Angleterre. Je l’ai trouvé intéressant au niveau de l’intensité, mais il doit travailler davantage, physiquement parlant. En l’intégrant, à Leigh, on ne lui a pas fait un cadeau, mais c’était voulu”.

Valentin Yesa, 19è samedi à Dublin (Anthony Marion est 18è), devrait a priori avoir sa chance le 10 novembre devant l’Ecosse, au même titre par exemple que Gavin Marguerite, qui est du déplacement en Irlande en compagnie de Stan Robin, mais en attendant, Aurélien Cologni souhaite ardemment que les siens rendent une copie du genre de celle fournie face aux Gallois.

Mieux, même, si possible. “Il nous faut augmenter la qualité de notre travail sans ballon, de notre soutien, par rapport à samedi dernier. Améliorer aussi la gestion de nos temps forts. C’est quand on est dans un état euphorique, comme samedi dernier, que les gars sont tentés d’en faire encore plus. On doit aussi progresser sur les fins de chaînes, au cinquième tenu”.

D’où les passes au pied mises en avant cette semaine à Port-Barcarès, lors des entraînements, comme ce vendredi soir sur l’herbe grasse, mais magnifique, du Morton Stadium de Santry, à deux pas du Holliday Inn où les Bleus ont pris leurs quartiers.

Le coach des Bleus exigera enfin de sa troupe qu’elle ne soit “pas prise en défaut par des offloads”, ce qui avait parfois été le cas contre le Pays de Galles.

D’où “l’attention que devront porter les tricolores à leur structure”.

Si tel n’était pas le cas, les Wolfhounds et leur légendaire esprit de combat pourraient bien contrarier l’objectif affiché par la France : gagner, pour se débarrasser définitivement du spectre des barrages d’accès à la Coupe du monde 2021.

William Barthau succède à Stan Robin sur le banc.