Charles Bouzinac et Lézignan ont livré une âpre bataille à des Catalans au niveau.
Crédit MM Photographie

ST ESTEVE XIII CATALAN – LEZIGNAN 24-30

Mi-temps 6-18

Arbitre Mohamed Drizza

Temps doux et ensoleillé, très léger vent

St Estève XIII Catalan :  4 essais Brochon (16), Tiaki Chan (54), U. Perez (56), R. Franco (75), 3 T (54, 56, 75) et 1 pénalité (23) J. Guasch.

Lézignan : 5 essais Li. Albert (10, 37), V. Ferret (31), Th. Lacans (48), Gregorius (68), 5 T Bouzinac (10, 31) et D. Cardace (37, 48, 68).

Cartons jaunes : Bonneriez (Lézignan) et U. Perez (St Estève XIII Catalan) à la 29è.

ST ESTEVE XIII CATALAN : Brochon – J. Flovie, Carré, Ambert, R. Franco – (o) Castany, (m) J. Guasch – Salabio, Meresta-Doucet, Vailhen – F. Maria, U. Perez – Margalet.

Sont entrés en jeu Rougé, Cozza, Zafra, Bled.

LEZIGNAN : Gregorius – Tort, Stacul, Bonneriez, Gouzy – (o) V. Ferret, (m) Rh. Lacans – Bartuziak, Ch. Bouzinac, J. Fakir – Li. Albert, Bouregba – Ors.

Sont entrés Tovena, Amila, Tribillac, D. Cardace.

Si un point de bonus est mérité, c’est bien celui-là ! Car jusqu’au bout, les jeunes Catalans ont tenu la dragée haute à un rival qui pensait pourtant avoir fait un break définitif en début de seconde mi-temps (24-6, 48è), suite au splendide essai de Thomas Lacans, au prix d’un mouvement collectif de soixante-dix mètres.

Jusque-là, les deux équipes s’étaient rendues coup pour coup, alternant le jeu direct et celui sur les extérieurs, les dix premières minutes ayant été entièrement à l’avantage des locaux. Mais Hugo Salabio était bloqué dans l’en but lézignanais (7è), et le FCL montrait de quel bois il se chauffait en défense.

Une fois l’étreinte desserrée, le réalisme des joueurs des Corbières fit merveille, grâce à Lilian Albert, décidément en belle forme, en ce début de championnat.

L’accélération de Brochon

Puis Charles Bouzinac rencontra l’échec au ras, et deux minutes plus tard c’était Robin Brochon qui faisait parler la poudre, en accélérant spectaculairement avant de faire mine de passer son ballon.

A 6 partout, le rythme ne faiblissait pas d’un ïota. Un en avant d’Alexis Meresta-Doucet privait Tiaki Chan d’un essai, et en face, c’était Valentin Ferret qui jouait les infiltrés pour placer une deuxième fois les siens devant.

Mieux, peu avant l’entracte, Lilian Albert jouait de nouveau les premiers rôles, en profitant d’un court espace, les Catalans accusant dès lors un assez important retard.

Lequel s’accentuait dès la reprise, quand Lacanas à son tour trouvait la faille.

Le métier de Lézignan

Les Sang et Or firent alors grosse impression, d’abord par Rougé, servant Tiaki Chan sur un plateau, puis par Ugo Perez, auteur d’une intelligente toupie.

A 18-24, Lézignan n’était donc plus sûr de rien, échappant de peu à l’égalisation quand Salabio lâchait un ballon sous les perches adverses (65è).

Plus opportuniste, le FCL écartait la menace quand Bernard Gregorius inscrivait un essai, après trois passes délivrées dans un mouchoir. Et comme Damien Cardace, dans le pire angle possible, transformait, cette fois le sort des Catalans était scellé, en dépit du subtil petit coup de pied à suivre qui suivait, de la part de Bruno Castany, autorisant Romain Franco à se coucher le premier sur le ballon.

Bonus ainsi plus que jamais en poche, Saint-Estève XIII Catalan avait crânement lutté, à l’instar de Thomas Ambert, Ugo Perez, Franck Maria, érigés en guides pour une jeunesse dont le talent n’est plus à démontrer.

En face, le talent n’était pas en reste (Bernard Gregorius, Thomas Lacans et consorts), et comme en plus Lézignan avait en magasin une précieuse expérience…