A deux, c’est mieux ! C’est ce que se sont dit Mohamed Drizza, le responsable des arbitres au sein de la FFR XIII, et les dirigeants fédéraux, à l’aune du succès rencontré la saison passée lors des phases finales en Elite 1.

L’association de deux directeurs de jeu au centre du terrain facilite en effet la compréhension entre ces derniers, les joueurs et le public. Partisan convaincu de cette façon d’arbitrer qui a cours en NRL, Mohamed Drizza se réjouit du fait que l’expérience soit reconduite cette année.

Et même élargie, puisque  des binômes officieront également lors des demi-finales de la Coupe Lord Derby, des matchs de barrages d’Elite 1, des demi-finales, de la finale, ainsi que des finales U19 et Elite 2, et enfin de la finale de la Coupe Luc-Nitard.

Ce qui, du coup, exige une préparation soignée en amont.

Ainsi, samedi prochain de 9h à 12h au stade Albert-Domec, les attelages désignés pour le Magic Week-End (match 1 : Benjamin Casty – Stéphane Vincent, match 2 : José Pereira – Jordi Crespo, match 3 : Mohamed Drizza – Geoffrey Poumès, match 4 : Fabien Nicaud – Stéphane Vincent, match 5 : Geoffrey Poumès – Fabien Nicaud) ont rendez-vous pour un stage destiné au placement sur le terrain, et au visionnage de la vidéo des rencontres à deux de la saison 2016 – 2017.

Pour plus d’homogénéité

Indispensable, quand on sait que certains binômes seront inédits, “même s’ils sont établis en fonction de la complémentarité entre les deux arbitres concernés, et du style d’arbitrage”, souligne Mohamed Drizza.

Un style il est vrai façonné depuis le coup d’envoi de la présente saison, “l’homogénéité dans la manière d’arbitrer ayant été demandée”, note-t-il encore.

Le Magic Week-End donnera en tout cas le coup d’envoi des grandes manoeuvres de fin de saison, en matière d’arbitrage à deux, “le but consistant à aborder les phases finales avec une homogénéité encore accrue”.

Pas forcément avec les mêmes associations au centre du terrain, Mohamed Drizza, qui assistera aux cinq rencontres de samedi et dimanche, attendant la fin du “Magic” pour se faire “une idée plus précise des meilleures combinaisons possibles”.

Les joueurs sont pour

Quoiqu’il en soit, la formule de l’arbitrage à deux offre de nombreux atouts : “C’est source de plus de précision, cela ouvre moins le champ à la contestation, notamment aux contentieux concernant la réalisation du tenu, les joueurs étant davantage surveillés, donc moins enclins à tricher”.

Des joueurs d’ailleurs “ravis de l’expérience inaugurée la saison dernière”, indique Mohamed Drizza. Sans parler des entraîneurs, “qui ne supportent pas l’injustice, et souhaitent des situations propres sur les plaquages et le tenu”.

Mais si l’unanimité est de mise, concernant l’arbitrage en binôme, c’est aussi “car il accélère la vitesse du jeu”.

Un jeu qui ne gagnera donc pas qu’en clarté. Et qui n’en sera ainsi que davantage apprécié par le public.