Bernard Gregorius et Lézignan ont livré une copie impeccable.

PALAU – LEZIGNAN 4-42

Mi-temps 0-20

Arbitre Mohamed Drizza

Temps frais, et ensoleillé par intermittence, vent en deuxième mi-temps.

LEZIGNAN : 8 essais Bouregba (7), A. Miloudi (19, 39, 41), Greforius (30), Bonneriez (42, 72), Tribillac (52), 5 T D. Cardace (19, 39, 41), Tribillac (52), Bouzinac (72).

PALAU : 1 essai Bernard (61).

Au train où vont les choses, Palau n’aura bientôt plus rien à jouer, dans ce championnat qui, à l’inverse, sourit à Lézignan, auteur d’une performance majuscule, au stade Georges-Vaills.

Plus rapides et mieux organisés, les visiteurs n’ont pas fait de détails. Emir-Walid Bouregba passait d’abord entre deux défenseurs, ouvrant la voie de l’essai à Damien Cardace, mais sa passe à l’arrière international était trop imprécise pour faire mouche. C’était cependant reculer pour mieux sauter, car le même Bouregba se montrait le plus adroit, après une immense transversale au pied.

Et le récital ne faisait que commencer. Anthony Ors alertait Amine Miloudi, qui redoublait avec Bouregba pour un essai de seigneur.

Déjà mené 10-0, Palau avait le malheur de perdre Karim Madani, grièvement blessé à un genou. Les Broncos n’avaient pas besoin de ce coup du sort, et Bouregba, décidément en vue, profitait d’un contre sur ses dix mètres pour servir Cyril Stacul. Celui-ci concédait un tenu, Miloudi sollicitant dès lors Bernard Gregorius, qui échappait à l’emprise de la défense catalane sur quarante mètres.

La première alerte palauencque survenait au bout de 33 minutes, via le duo Marvin Merbah – Fabien Flovie. En suivant, Thibault Franck et Laurent Castaillet frôlaient chacun l’essai, mais c’était le jour de Lézignan, pas de Palau, contraint d’écoper quand Miloudi chargeait un peu plus la barque, au bout d’une chouette initiative signée Mickaël Tribillac, Lilian Albert, et Valentin Ferret, ce dernier fixant imparablement pour son camarade de la charnière.

Et de trois pour Miloudi !

20-0, le match était plié, et dès la reprise, Miloudi était le plus prompt, sur un coup de pied rasant.

Théo Bonneriez, lui, feintait la passe pour mieux trouver la faille dans une défense toujours aux abois. Tribillac apportait sa pierre à l’édifice, en force.

Certes, Palau se rebiffait, mais Jean-Paul De Oliveira, irréprochable en ce dimanche, était repoussé à deux reprises (58è, 68è) de l’en but visiteur. Seul Julien Bernard, au prix d’un louable effort au relais de Merbah, évitait aux siens de se retrouver Fanny, car Théo Lardot échouait de peu, comme Jordan Sigismeau, servi par Alexandre Doutres.

Bonneriez, lui, filait seul comme un grand sous les barres des Broncos, qui ont bu le calice jusqu’à la lie.