Bousquet aussi impressionnant que Kasiano.
Crédit Jean Roig

Les deux Sam réjouissent Brutus

Avant même que le match ne débute, on était en droit de s’inquiéter, Benjamin Jullien ayant déclaré forfait (touché à une hanche lors de l’échauffement), et Lucas Albert souffrant d’un début de pubalgie. Mais il ne fallait pas, ensuite, attendre plus d’une demi-heure pour comprendre que rien ne pouvait freiner la marche en avant des Dragons, en ce samedi soir record (10 120 spectateurs).

Très vite, on mesura en effet à quelle sale soirée serait promis Castleford, un saisissant pas de danse à trois (Julien Bousquet, Sam Tomkins, Tony Gigot) mettant à mal la défense anglaise.

Tout comme plus tard l’alerte sonnée par Greg Bird près des poteaux adverses. Il ne manquait qu’un essai que Bousquet, monstre de puissance et fort sur ses appuis, se chargeait de marquer. Rémi Casty, lui, n’était pas loin d’imiter son voisin des Corbières, aplatissant sur le dos (14è), Gigot étant pour sa part plus heureux, au relais de Super Tomkins, pour laisser les Tigers à douze points derrière.

Jusque-là invisibles, ces derniers se rebellaient, leur première occasion (30è) étant annihilée par Gigot, la deuxième souriant à Greg Eden, sautant sur un coup de pied rasant.

A 12-4 au repos, les visiteurs restaient ainsi dans la partie, même si celle-ci semblait ne devoir échapper aux Dragons, portés par l’entrée en jeu de Sam Kasiano (25è), et de ses trois offloads successifs, aussi impressionnant lundi que Bousquet.

Et comme la défense des Catalans était au rendez-vous, peu après la reprise David Mead, sur sa ligne d’en but, clouait Michael Shenton (servi par  Greg Minikin) sur le dos.

Ballon en mains, les Sang et Or poursuivaient leur œuvre : superbe “sautée” de Gigot pour Langi, recentrage au pied de David Mead, Bird chipant l’ustensile du bonheur dans les bras du réceptionneur, James Clare.

L’avance, cette fois, était assez confortable. Et si Tomkins ne faisait que friser l’essai, Kasiano, de son côté, se transformait en autobus pour attirer à la lui la défense de Cas, et ainsi mieux solliciter Bousquet. 25-4, mais pas encore gagné, car Tomkins volleyait une passe qui ne s’imposait pas, Eden, à l’affût, réduisant le score.

Du coup, les Tigres se prenaient à y croire, Tomkins tirant les siens d’affaire en s’interposant sur un coup de pied rasant (69è), mais Cory Aston réussissait ensuite à déjouer les plans de la défense blanche.

Il restait dix minutes à jouer, les Dracs, à 25-16, n’étaient pas à l’abri d’un mauvais coup de la part d’Anglais ragaillardis, mais Tomkins, “joueur du match”, jouait les génies au profit de Matt Whitley, avant d’enfoncer un peu plus encore Castleford, au prix d’un énième numéro de prestidigitateur.

Ainsi, les Dragons, en verve derrière Sam le grand et Sam le petit, sortaient en bonne position, au classement, de la période pascale, regrettant seulement de n’avoir pas mis tous tous leurs oeufs dans le panier, à cause d’un final cauchemardesque dix jours plus tôt         face à Hull FC, que la prestation haut de gamme de lundi ferait presque oublier.

DRAGONS – CASTLEFORD 37-16

Mi-temps 12-4

Arbitre James Child

10 120 spectateurs

Dragons : 6 essais Julian Bousquet (11, 61), Tony Gigot (25), Greg Bird 49), Matt Whitley (74), Sam Tomkins (79), 6 T Tomkins, 1 drop Gigot (59).

Castleford : 3 essais Greg Eden (38, 64), Cory Aston (71), 2 T Peter Mata’utia.

Dragons : Gigot, Mead, Langi, Wiliame, Tierney, (o) Bird, (m) Tomkins, Bousquet (Kasiano 25, Casty 41, Moa 67), Da Costa, Moa (Simon 25, Kasiano 67), Goudemand (Edwards 74), Whitley, Casty (Baitieri 20, Bousquet 68).

Castleford : P. Mata’utia, Clare, Minikin, Shenton, Eden, (o) Trueman, (m) Aston, Watts, McShane, Daniel Smith, Moors, McMeeken, Milner.

Sont entrés en jeu : Mitch Clark, Maher, Lewis Peachey, Clarkson.

Du grand Sam Tomkins, comme d’hab !
Crédit Jean Roig