Arthur Romano était aux soins.

Grand, solide, véloce, bon technicien : Paul Marcon a tout de l’ailier type. Autant de qualités qui lui ont valu d’être appelé par Aurélien Cologni pour disputer, les 18 et 19 octobre à Sydney, la World Cup 9’s, première du nom. Mais, en attendant le jour J, le fils de l’ancien bel athlète de Tonneins, Serge Marcon, va souffrir aux entraînements.

Comme ce mardi sous le chaud soleil du stade de la mer du Barcarès. Comme jeudi et vendredi, pour les retrouvailles, cette fois, avec les sept joueurs qui rejoindront plus tard les dix-sept en Australie, pour affronter les Kangourous U23 et la Western Province.

“Ce sera très dur, car c’est physique au possible”, avouait, essoufflé, le joueur du Toulouse Olympique, soumis aux courses répétées qu’exige le rugby à IX, au terme d’une séance matinale rythmée à souhait, à laquelle ne participaient pas Jason Baitieri, déjà sur place à Sydney, et Hakim Miloudi, lequel sera rentré de Toronto, jeudi.

“Vidé”, comme les quatorze autres joueurs présents (Arthur Romano, victime d’une légère entorse de la cheville, quatre jours plus tôt à l’entraînement, était entre les mains du kiné de Saint-Estève XIII Catalan, Frédéric Desabres) lors de ce rendez-vous dédié au 9’s (20/40 au lieu de 40/20 au rugby à XIII, changements illimités, deux mi-temps de neuf minutes chacune), Paul s’apprête à vivre une expérience très particulière, de l’autre côté de la terre, après avoir largement rempli son contrat lors de la campagne tricolore précédente, à l’automne 2018.

Interview avec un joueur ayant hâte d’en découdre.

D’abord, qu’a-t-il manqué au TO pour aller en finale du Championship ?

Les trente premières minutes du match contre Featherstone ont été correctes, mais ensuite nous n’avons pas su gérer nos temps forts. Nous étions tous très déçus, KO debout, compte tenu des efforts que nous avions fourni jusque-là, cette année.

Un mot pour qualifier les autres Toulousains en partance, dimanche, pour la Coupe du monde de 9’s ?

Gavin Marguerite : athlétique.

Mathieu Jussaume : Rugby.

Justin Sangaré : Puissant.

Jordan Dezaria : Explosif.

Et Maxime Puech, qui fait partie du deuxième groupe ?

 Dur au mal.

Existe-t-il un secteur du jeu où tu as progressé, cette année ?

En défense, sur la vision, l’anticipation, le placement.

Quel intérêt représente pour toi le rugby à IX ?

Je suis très heureux de faire partie de l’aventure. Cette discipline m’attire beaucoup. Cela correspond à ma philosophie du jeu, c’est ma tasse de thé.

Qu’est-ce qui sera le plus difficile à supporter, lors de la compétition ?

La densité. Il faudra être lucide, faire les bons choix au bon moment.

Parmi les dix-sept Kangourous U23 qui se dresseront sur la route du XIII de France, à Wollongong, quels sont à tes yeux les plus marquants ?

Je suis davantage la Super League que la NRL, mais j’ai pu constater que l’arrière de Melbourne, Ryan Papenhuyzen, est rapide, et explosif. Le demi d’ouverture de Newcastle, Kalyn Ponga, possède de terribles appuis. C’est le plus complet de tous. Le deuxième ligne de Brisbane, David Fifita, est très solide. Le troisième ligne des Roosters, Victor Radley, a un énorme potentiel.

Lambert Belmas et ses camarades récupèrent.