Guillaume Bonnet regardera ce vendredi ses camarades s’envoler vers l’Australie, le coeur serré mais aussi plein d’espoir, vu avec quel entrain la France a dominé, et souvent séduit, dans ce duel disputé avec 17 joueurs sur la feuille de match, celui-ci étant en effet considéré comme un test.

Test-match, et test tout court, pour des tricolores n’ayant pratiquemenr rien lâché en défense, face aux gros cubes jaunes. Avec Bonnet parmi les Bleus les plus en verve, avant de quitter le terrain à la 57è minute, et la Coupe du monde avant l’heure, genou droit trop abîmé.

Il n’en est heureusement pas de même pour Maxime Herold, mis KO par un plaquage de Sheriffe (4è), et pour Nabil Djalout, touché au genou droit au coeur de la seconde mi-temps, la moins accomplie des deux, de la part des Français.

Quatre essais, autant de joyaux

Lesquels avait pris rapidement les devants, la passe au pied de William Barthau souriant à Damien Cardace. Leur deuxième essai était superbe (Barthau pour Clément Boyer, libération de celui-ci pour un autre Toulousain, Mark Kheirallah, avec Ben Garcia à la conclusion), et le troisième à peine moins beau : Théo Fages à l’allumage, Bastien Ader pour souffler sur la braise.

Et comme il en fallait bien quatre pour régaler un peu plus encore un public d’ores et déjà conquis, en quatre passes sèches comme des pierres à briquet, les Bleus facilitaient le doublé d’Ader.

Hormis un coup de pied rasant ponctué d’une “tapette” de Ash Golding pour Danny Thomas (essai refusé à la 23è), et l’alerte sonnée par ce dernier cinq minutes plus tard, avant d’être repoussé de l’en but tricolore, les Reggae Warriors n’avaient guère inquiété la défense adverse, irréprochable.

Tout juste les Coqs pouvaient-ils regretter leurs cinq en avant, mais après la pause, la fluidité de leus actions était globalement moins nette, alors que Golding se fendait d’un essai aussi spectaculaire que chanceux (41).

La fusée Rouch

Dix minutes plus tard, il fallait la vidéo pour refuser à Djalout un essai, juste avant que Fages n’en évite un aux siens. Et, bientôt, transformé en fusée, Mickaël Rouch prenait le bon intervalle. Le score, donc, enflait, mais cela aurait pu être pire pour les visiteurs, car Ben Garcia offrait un essai tout fait ne prenant toutefois pas preneur chez Kheirallah et Bonnet. Car, encore, Cardace ne parvenait pas à cueillir correctement une passe de Kheirallah. Car, enfin, Rouch combinait pour Eloi Pélissier, en vain…

Mais tout n’était pas à jeter, témoin ce coup d’éclat à trois, signé Jason Baitieri, Barthau, Benjamin Jullien, vite fait et très bien fait. On se serait alors volontiers contenté de ce score de 34-6, mais Ogden, dans les ultimes secondes, exploitait un manquement bleu.

Un des rares à signaler, dans le domaine défensif, alors que ballon en mains la France avait offert bien des garanties, Kheirallah, Hakim Miloudi, Ader, Djalout, Fages, Barthau, Rouch, n’ayant surtout pas donné leur part aux chiens, au niveau de l’adresse et de l’envie.

LA FICHE TECHNIQUE

France – Jamaïque 34-12

Mi-temps : 22-2.

 Arbitre : Benjamin Casty.

4 850 spectateurs.

France : 6 essais Cardace (2), Garcia (9), Ader (19, 25), Rouch (54), Jullien (64), 5 transformations Barthau (9, 19, 27, 54, 64).

Jamaïque : 2 essais Goulding (41), Ogden (79), 1 transformation (79) et 1 pénalité Coleman (39).

Carton jaune à la Jamaïque : Ogden (15).

FRANCE : Kheirralah – H. Miloudi, Ader, Djalout (Bousquet 53), Cardace – (o) Fages (cap), (m) Barthau – Bousquet (Boyer 71), Bonnet (Pélissier 29, Bonnet 53, Pélissier 57), Herold (Boyer 4, Navarrete 27, Boyer 48) – Garcia, Jullien – Baitieri (Rouch 25).

JAMAïQUE : Ashton Golding – Richie Barnett, Michael Brown, Alex Brown, Ogden – (o) Jy-Mel Coleman, (m) Jermaine Coleman – Jode Sheriffe, Danny Thomas, Magrin – Agoro, Caro – Joe Brown.

Sont entrés : Peltier, Lamont Bryan, Goodel, Tomlinson.