Il ne sera peut-être pas le Herold du match, laissant ce soin à un Slater ou à un autre Kangourou bondissant, mais Maxime n’est de toute façon pas là pour jouer les héros. Plutôt pour abattre l’ingrate mais indispensable besogne de pilier.

Celle qu’il effectue si bien à Limoux, le club qui l’a accueilli lorsqu’il est arrivé de Paris, alors qu’il était cadet. Une tâche qu’il aurait dû remplir dès dimanche dernier contre le Liban, “mais il était plus sage d’attendre”, dit ce joueur de 28 ans et bientôt deux mois.

“Le plus gros KO”

Car quinze jours plus tôt devant la Jamaïque, il avait vu 36 chandelles : “J’avais déjà subi plusieurs KO dans ma carrière, mais celui-là était le plus gros”. D’où des maux de tête dans les jours qui ont suivi, et une première cape retardée.

“Débuter par les Kangourous, c’est spécial, mais il n’y a pas de complexe à avoir, à nous de jouer avec nos qualités, nous a conseillé Aurélien Cologni”.

Tout en sachant que celles de l’adversaire feront leur oeuvre au tableau d’affichage.

“Des points, il y en aura, c’est sûr, mais si nous réussissons à inscrire trois essais, encore faudra-t-il ne pas en encaisser quinze”, prévient Maxime, prêt pour le saut dans l’inconnu, lui qui dit “ne pas trop suivre la NRL”, mais conscient du fait que les Kangourous ont plus l’habitude de jouer ensemble.

Davantage que cette équipe de France en reconstruction, au sein de laquelle il fait figure de jeune ancien. “Le côté pro, je l’ai côtoyé lorsque je jouais aux London Broncos (ndlr : de mai à juillet 2014), ce fut une bonne expérience, mais aujourd’hui je suis content de mon sort, j’ai assuré l’après rugby”, explique l’opticien de Carcassonne.

Le “peps” de Rouch

Et d’autant plus à son aise au sein du groupe France, que celui-ci renferme son ami Mickaël Rouch : “Je suis content de le côtoyer ici, il a fait une grosse saison avec Limoux, dont il est un des joueurs clé, avec sa claire vision du jeu, ses bons appuis”.

Un partenaire “qui a du peps en troisième ligne, et qui mérite sa sélection car il est dur en défense, capable de faire jouer les autres, de prendre un intervalle”. 

Bref, une arme non négligeable au sein d’un XIII de France qui souffrira certes de la comparaison, vendredi, mais qui à l’instar du Herold de Limoux, ne donnera pas sa part aux chiens.

Et se fera violence afin d’éviter un flop majeur, pour conserver intact son moral avant le match 3 de la compétition, contre l’Angleterre.