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Tête haute malgré la défaite

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La France n’a pas seulement perdu un match, mais également trois joueurs, dans le chaudron de Craven Park. Cyril Stacul, d’abord (14è), victime d’un plaquage haut de Gareth Ellis que Rémi Casty, au terme de la rencontre, qualifiera d'”attentat”, entraînant le glissement de Thomas Bosc à l’arrière et celui de Greg Mounis à l’ouverture, désorganisant ainsi tout l’édifice. Kevin Larroyer, ensuite (56è), se plaignant d’un coup reçu sur la rotule gauche, et de retour en jeu en toute fin de partie. Greg Mounis, enfin (60è), avec une entorse acromio-claviculaire risquant de le priver de la finale, le 11 novembre à Salford, face à ces mêmes Anglais.
Un triple coup du sort dont se serait volontiers passée une équipe de France certes sèchement battue, mais héroïque dans l’adversité.
En rendant exagérément le ballon à un adversaire déjà supérieur techniquement, au coup d’envoi, les Bleus ont creusé eux-mêmes leur propre tombe, ne parvenant à parfois troubler les Blancs que grâce à une défense coriace.
Le festival anglais ne tardait d’ailleurs pas à éclairer le ciel de Hull, Damien Cardace, Cyril Stacul et Mathias Pala se trouvant rapidement piégés par Watkins. A 6-0, on aurait évidemment préféré voir les tricolores bénéficier de tous leurs atouts, mais Gareth Ellis, pas même sanctionné d’un carton jaune, en décidait autrement au quart d’heure de jeu. “Stac” était KO, et Richie Myler, lui, arrachait le ballon des mains de Clément Soubeyras pour une deuxième conclusion signée Tom Briscoe.
Watkins, au large, ajoutait à la peine des Français (16-0, 23è), Pala et Cardace ne réussissaient pas à freiner Tomkins (20-0), et malgré leur louable combativité, Olivier Elima et les siens rentraient bredouilles au vestiaire, Thierry Dumaine mettant l’accent sur “le manque de soutien au porteur du ballon, et la faiblesse du jeu au pied.”
Peu après la reprise, une libération de Morley souriait à Tomkins, puis Briscoe, décalé, portait la marque à 32-0 sur un essai litigieux, mais paradoxalement les tricolores étaient toujours dans la partie. Eloi Pélissier avait en effet permis à Vincent Duport de franchir la ligne d’en but adverse, celui-ci ne parvenant cependant pas à aplatir (48è). Puis Soubeyras s’était approché très près de l’essai (55è), tout comme Mathieu Griffi trois minutes plus tard.
Mais les occasions, il faut savoir ne pas les laisser filer, à l’image de Sinfield, exploitant en bout de chaîne un ballon égaré au départ par Bosc. 38-0, puis 38-6, William Barthau ayant adroitement feinté en direction de Kane Bentley, malgré deux Anglais sur le dos.
L’interception de Watkins était de trop, pour des Bleus qui méritaient mieux que ce score fleuve. Car au moins ils avaient tenté, déréglant par moments la belle machine britannique. Si au moins ils pouvaient se montrer plus adroits ballon en mains, dimanche prochain, la finale pourrait être moins déséquilibrée.

LA FICHE TECHNIQUE

Autumn International Series

ANGLETERRE – FRANCE 44-6

Mi-temps 20-0. Terrain bon, temps frais, ciel en partie dégagé, absence de vent, arbitre M. Rehm (Nouvelle-Zélande).

Angleterre : 8 essais Watkins (7, 23, 80), Tom Briscoe (18, 50), Sam Tomkins (28, 43), Sinfield (67), 6 transformations Sinfield.

France : 1 essai Kane Bentley (70), 1 transformation Bosc.

ANGLETERRE : S. Tomkins – T. Briscoe, Watkins, Cudjoe, Ryan Hall – (o) Sinfield, (m) Myler – Mossop, McIlorum, Hill – Ellis, Hock – Jones-Buchanan.

Sont entrés en jeu : Morley, Burrow, Ablett, Harrison.

FRANCE : Stacul – Soubeyras, Duport, Pala, Cardace – (o) Bosc, (m) W. Barthau – Casty, K. Bentley, Elima – Baitieri, Larroyer – Mounis.

Sont entrés : Simon, Pélissier, Griffi, Bemba.

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