« Il va falloir se creuser la cervelle pour trouver la bonne solution », lâchait Renaud Guigue, ce jeudi, en quittant la dernière séance d’entraînement avant le « captain run » du lendemain au nib Stadium de Perth.

La solution au forfait de Damien Cardace, qui n’avait pas reçu le feu vert médical pour jouer dimanche, bien qu’ayant participé à la mise en place en défense.

Car un centre doit pouvoir jouer quatre-vingt minutes, ce qui n’aurait visiblement pas été le cas du Lézignanais, contraint de se préparer à part, ces derniers jours, avec ses compagnons d’infortune, Olivier Arnaud et Will Barthau.

La solution, c’est donc Benjamin Jullien au centre, un poste que le deuxième ligne de Warrington connait bien, un choix engendrant par la même occasion quelques bouleversements au sein du pack.

Ainsi Julian Bousquet endossera-t-il le rôle de deuxième ligne, qu’il a déjà occupé à quelques reprises par le passé, chez les Dragons Catalans, Ben Garcia doublant John Boudebza au talonnage en cours de rencontre, avec Mickaël Rouch placé sur le banc pour soulager Jason Baitieri à un moment de la partie.

Quatre avants et pas de talonneur parmi les remplaçants : c’est donc la nouvelle donne, avant le duel face à un pack anglais aussi lourd que l’était celui des Kangourous.

Un pack qui pourrait donner des cauchemards aux Bleus, si ceux-ci n’étaient pas persuadés qu’il y a un coup à faire, dimanche.

Certes, la France part de loin, mais comme le disait Aurélien Cologni, « très satisfait de la séance du matin », autant « voici un an avant le match d’Avignon on abordait ce match d’abord avec l’espoir de ne pas en prendre 80 », autant « cette fois on y va pour réussir quelque chose ».

La conviction du staff

Et d’enfoncer le clou face à des Bleus qu’on devine prêts à se surpasser : « Au sein du staff, nous sommes convaincus que la victoire est possible ».

Une victoire qui serait synonyme d’entrée en force dans l’histoire, la France n’ayant plus battu sa meilleure ennemie depuis 1990.

Mercredi, les tricolores étaient encore en mode détente, sur la splendide île de Rottnets, aux eaux couleur lagon, et entourés des dociles kooka, une espèce endémique empruntant autant au kangourou, qu’au castor ou au ragondin.

Jeudi midi, en guise d’extras à l’issue de l’entraînement, Olivier Arnaud faisait valoir la précision de son coup de pied, avec pour cible la porte arrière – et ouverte – de la camionnette du matériel, même si c’était Rémy Marginet, Clément Boyer et Ben Garcia qui mettaient dans le mille.

L’après-midi, Mark Kheirallah, Ben Garcia, John Boudebza, Jason Baitieri, accompagnés d’Olivier Arnaud et William Barthau, sacrifiaient une dernière fois aux obligations promotionnelles, et il reste désormais trois jours aux Bleus pour se forger la même conviction que leurs entraîneurs : l’Angleterre est supérieure sur le papier, mais pas pour autant invincible.

Les 19 :

Kheirallah, Bergal, Jullien, Ader, Yaha, Albert, Fages, Herold, Boudebza, Maria, Bousquet, Garcia, Baitieri, Margalet, Rouch, Djalout, Navarrete, Belmas, Marginet.

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