Capitaine flamme d’une séduisante sélection du XIII du Président, Joan Guasch a montré la voie à ses coéquipiers d’un soir, à la fois avec entrain et justesse. Interview d’un joueur qui passe toujours devant, et fait apprécier sa luxueuse technique, comme sa combativité sans faille et son sens de l’organisation.

On t’a senti à ton aise, vendredi soir à Brutus…

En effet, pourtant nous ne nous connaissions tous pas trop, ce qui n’était pas évident à gérer. En plus, je ne jouais pas comme prévu aux côtés de Bruno Castany, mais on a constaté une grosse implication de toute l’équipe, et c’est en premier lieu ce que nous recherchions.

Aurélien Cologni t’avait-il confié beaucoup de responsabilités ?

Il souhaitait que je “tienne” l’équipe, ce que je me suis efforcé de faire, et c’était un beau challenge pour moi.

N’avez-vous pas un peu craqué, en fin de première mi-temps ?

Cela a coïncidé avec le fait que nous faiblissions un peu, et que dans le même temps les Dragons se mettaient à accélérer. Et trois libérations de leur part nous ont effectivement fait mal.

Comment juges-tu la prestation de Jonathan Soum, habituellement talonneur ?

Rien à dire, sinon que nous nous sommes bien trouvés, sur le terrain. Parfois, avec les demis, il y en a un qui veut “manger” l’autre. Or, cela n’a pas été le cas, mais nous avions beaucoup parlé ensemble avant le match.

Un mot sur le comportement de Thomas Ambert, en face ?

“Tom” est toujours très bon, alors… Il ne connaissait pas grand monde, chez les Dragons, mais il a relevé le défi.

Et concernant tes autres habituels partenaires en club, comme Thibaud Margalet ?

Je l’ai trouvé énorme, alors que la semaine avait été compliquée, pour lui, sa femme venant d’accoucher. Il était dès lors fatigué, pas trop en jambes, et guère motivé à l’idée de jouer, mais j’ai trouvé que c’était le meilleur de nous tous.

Arnaud Bartès ?

Un bon challenge se présentait à lui, et il s’est montré largement à la hauteur. Il tape à la porte des Dracs et il a tenu la baraque.

Jordan Flovie, enfin ?

Il marque un très bel essai, et il le mérite, car c’est un vrai finisseur.