SERBIE – FRANCE 2-54

 Mitemps : 26-2.

Serbie : 1 pénalité Sotsic (6).

France : 10 essais J. Flovie (2), A. Romano (11), Bouzinac (18), Lasvenes (22), B. Vergniol (33), Yesa (48, 54), Mourgue (57), Jouffret (74), F. Flovie (78), 7 transformations Lasvenes (18, 22, 33, 54, 57, 74, 78).

FRANCE : Lasvenes – J. Flovie, Puso, A. Romano, F. Flovie – (o) Bissière, (m) Jouffret – Séguier, Bouzinac (cap), Yesa – B. Vergniol, B. Escamilla – Mickalezyk.

Sont entrés : S. Mendy, M. Khedimi, Pourret, Sangaré, Mourgue, Salabio.

SERBIE : Zogovic – Janiic, Predrag, Stefanovic, Dordevic – (o) Vo. Dedic, (m) Vukanovic – Nikolic, Vl. Dedic, Radan – Kosic, Andelic – Milutinovic.

Sont entrés Kriss, Nikola, Trifunovic, Milos.

La joie des Bleus après la victoire

“Le vainqueur est le rugby à XIII”, proclamait Charles Bouzinac, en soulevant la Coupe. Honnête façon de rendre hommage à un adversaire dépassé, parce que trop rustre, mais combatif.

Car ce n’était pas un fossé, mais un canyon, qui séparait dimanche les deux rivaux, même si on était à des années lumière du 120-0 asséné aux Serbes le 22 octobre 2003 à Beyrouth, en Coupe de la Méditerranée, avec pas moins de dix essais au compteur de Fabrice Estebanez.

Les Bleus de dimanche, eux, signaient d’abord un essai arrivé sans préavis de la part de Fabien Flovie, et imaginé par Louis Jouffret et Benjamin Vergniol.

Mais ils patientaient ensuite dix minutes avant de mettre à nouveau le bazar dans la défense locale. Cette fois, Arthur Romano marquait sur une passe volleyée de Thomas Lasvenes.

C’était bien, mais leur coach attendait mieux de la part des siens : “On a rendu le ballon trop vite. C’est au bloc du milieu de détruire, pour ensuite proposer un jeu structuré”.

Et Younès Khattabi, qui étrennait pour l’occasion son habit de directeur sportif, de souhaiter pour sa part “un peu plus de profondeur en attaque”.

Jouffret “joueur du match”

Message plus tard en partie entendu, avec Bouzinac évitant trois plaqueurs pour le troisième essai. Puis un super Lasvenes sur 40 mètres, pour le quatrième, et enfin une entente entre Mathieu Khedimi et Jouffret (‘joueur du match”) pour le dernier avant la mi-temps, oeuvre de Vergniol.

Plus ennuyeuse était la blessure au genou gauche de Joris Bissière, provoquant l’entrée en jeu prématurée d’Arthur Mourgue, qui contrait victorieusement sur 20 mètres.

En suivant, Bouzinac servait Jouffret, lancé, pour une autre punition, imité par Jordan Flovie, transformé en coureur de cent mètres.

Résultat : 54 à 2, mais huit fautes avant la pause, et autant après.

Donc, bien, mais peut mieux faire.

Sauf en défense, où il n’y avait rien à jeter.

Charles Bouzinac brandit la Coupe