Laurent Despues, un des cadres des Bleus, s’attend à une réaction de l’Angleterre, à l’avant-veille de la finale d’une compétition que la France a jusqu’ici survolé de façon impressionnante. Interview au lendemain de la victoire sur l’Italie, en demi-finale.

Des quatre adversaires rencontrés lors de cette Coupe du monde, lequel vous a posé le plus de problèmes ?

« Sans conteste possible, l’Angleterre, l’équipe la plus expérimentée et la plus rapide des quatre ».

Avez-vous été surpris par les scores impressionnants réalisés par les Bleus ?

« Surtout celui obtenu face à l’Australie. Sinon, passer soixante-dix points au Anglais n’est pas anodin, mais il convient de relativiser. Ils avaient fait tourner, leur cinq majeur n’était pas toujours sur le parquet ».

Ce qui ne sera pas le cas en finale…

« Effectivement, c’est pourquoi la tâche s’annonce plus difficile. Mais notre implication dans cette finale n’en sera que plus grande, surtout à Perpignan ».

Vous attendiez-vous à voir l’Italie atteindre les demi-finales ?

« Non, même s’ils alignaient cinq joueurs français sur les six utilisés. Mais encore fallait-il parvenir à créer une osmose. Et avoir battu le Pays de Galles en quart est une performance notable ».

Quel joueur français avez-vous trouvé le plus performant, depuis le coup d’envoi de la compétition ?

« Gilles Clausells, qui nous a apporté à la fois sa lucidité, son métier, sa rapidité ».

 

La fiche technique

½ finale

FRANCE – ITALIE 98-6

Mi-temps 52-0

France : 16 essais Torres (2), Gilles Clausells (2), Denawulaere (2), Penella, Nicolas Clausells (3), Abassi (3), Despues (2), Gaune (2), 15 transformations Torres (9) et Gaune (6).

Italie : 1 essai Caparossito.

France : Nicolas Clausells, Gilles Clausells, Torres (cap), Penella, Denawulaere.

Sont entrés en jeu : Despues, Alazard, Gaune, Mautz, Abassi.